Le Rwanda a officiellement mis en cause mardi de hauts responsables français dans le génocide de 1994 et demandé à ce qu'ils soient traduits en justice. Dans son rapport, la commission d'enquête rwandaise cite notamment l'ancien président François Mitterrand et l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin.
Interrogée sur FRANCE 24, la ministre rwandaise de l'Information, Louise Mushikiwabo, a réitéré ces accusations et pointé les responsabilités politiques de la France, affirmant que "des conseillers français au gouvernement (...) planifiaient le génocide" de 1994. Elle parle également d'un faisceau d'éléments accusant Paris et sur lesquels se base Kigali, notamment "la formation des milices meurtrières (...) par des miliciens français (...), le soutien logistique".
A Paris, le ministère des Affaires étrangères n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat. "Nous n'avons pas reçu le document donc nous ne pouvons pas réagir", a-t-on déclaré au Quai d'Orsay.
Kigali avait précédemment accusé la France de taire son implication dans la formation de soldats et de milices responsables du génocide du printemps 1994 qui fit quelque 800 000 morts - essentiellement des Tutsis et des Hutus modérés - et d'avoir soutenu des responsables hutus ayant orchestré les massacres.
La France dément toute implication dans le génocide et souligne que des forces françaises ont assuré à l'époque la protection de la population dans le cadre d'une opération soutenue par les Nations unies. Ces nouvelles accusations font suite à la publication, mardi, du rapport d'une commission rwandaise indépendante chargée d'enquêter sur le rôle présumé de la France dans le génocide.
Mise en cause de 33 responsables français
"Le soutien français était de nature politique, militaire, diplomatique et logistique", peut-on lire dans le rapport. "Compte tenu de la gravité des faits avancés, le gouvernement rwandais demande aux autorités compétentes d'entreprendre toutes les actions nécessaires afin que les dirigeants politiques et militaires français mis en cause répondent de leurs actes devant la justice".
Un souhait reformulé par la ministre rwandaise de l'Information sur FRANCE 24 : Louise Mushikiwabo juge "assez sérieuse" la recherche menée par la commission d'enquête rwandaise et demande à la France d'examiner les éléments mis en avant : "Maintenant, c'est aux autorités juridiques d'examiner ces témoignages, ces éléments, et de décider éventuellement si des poursuites se feront par rapport à ces individus, ces autorités politiques et militaires qui sont nommées".
Paris ne reconnaît pas la commission d'enquête sur le rapport de laquelle se base Kigali, et le ministère français de la Défense a réagi mardi aux accusations rwandaises en lui déniant toute "impartialité" et "légitimité". Une position déjà exprimée en 2007, lorsque le ministère affirmait : "La France assume pleinement son action au Rwanda en 1994 et notamment celle de ses forces armées. Elle soutient sans réserve l'action de la justice pénale internationale et s'en remet à son appréciation conformément aux exigences légitimes de l'État de droit".
Louise Mushikiwabo déplore l'attitude de Paris "malgré les preuves, les éléments exhaustifs". Elle espère "qu'après avoir examiné ce rapport (...) la France changera d'avis".
En annexe du rapport figure une liste de 33 responsables militaires et politiques français, parmi lesquels Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, Edouard Balladur, Premier ministre de l'époque, ou encore Hubert Védrine, qui occupait la fonction de conseiller à la présidence de la République.
En novembre 2006, le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec Paris à la suite de la décision du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière de demander la comparution du président Paul Kagame dans l'enquête sur l'assassinat de son prédécesseur, le Hutu Juvénal Habyarimana, juste avant le déclenchement du génocide début avril.
La destruction le 6 avril 1994 par un missile du "Falcon" transportant le président Habyarimana est considérée comme l'élément déclencheur du génocide.
Les relations entre Paris et Kigali avaient cependant connu une amélioration ces derniers mois.















Commentaires
La France est irréprochable
Sans présumer de la véracité des allégations du gouvernement rwandais, le plus important c'est qu'en cas de responsabilité (voire de participation active) avérée de la part d'hommes politiques ou de militaires français dans le massacre de 1994, la justice aille jusqu'au bout et les faits soient révélés au grand public.
Nous qui prenons toujours un ton si emphatique et inquisitoire pour donner des leçons de droits de l'homme au monde entier, serions bien avisés de vérifier nos antécédents ou la nature "irréprochable" de notre politique extérieure !
Qui a allumé le feu du génocide rwandais ?
Qui a allumé le feu du génocide rwandais ? Kagame n’hésiterait pas a répondre lui-me qu’il s’agit bel et bien de lui. Mais certains Français irresponsables dont la RFI, Survie et les autres diront que c’est la France. Peuple bizarre. Kagame a raison de dire que les Français sont des vauriens.
Un rapport rapport fabrique pur sauver Kagame de ses crimes
Un rapport fabrique ayant été ordonne par Kagame lui-même. Un rapport bidon produit par les personnes désignées et payées par Kagame lui-même pour l’utiliser dans le but d’échapper a ses responsabilités dans le génocide rwandais qu’il a déclenché lui-même. Projeter ses responsabilités aux autres ne va pas réconcilier les deux groupes ethniques rwandais diamétralement opposes en cœur et âme. Alors, qui produira un rapport sur Kagame et son rôle dans le génocide rwandais et les massacres qu’il a commis dans son pays et en RDC. Qui a arme Kagame pour commettre ces massacres et pour mener l’invasion de son pays dont la population vivait en paix entre les deux groupe ethniques
Toute la verite a ete dite a Kibeho
Toute la verite sur le genocide tragique du Rwanda --"une riviere de sang traversera le pays, si... etc"-- a ete dite 10 ans avant les faits de 1994 mais le monde, a commencer par les autorites rwandaises a tout niveau: politiques au pouvoir, rebelles en guerre, morales et religieuses et bien sur l'ONU et la France et bien d'autres, n'ont pas ecoute. Les responsables du Genocide sont donc ceux qui l'ont commis et ceux qui n'ont pas ecoute ce qui fut dit a Kibeho pour tenter de l'empecher. Ce qui compte aujourd'hui n'est pas d'accuser X ou Y en France, cela n'a pas de sens, mais de reconcilier tout le monde et d'apprendre a ecouter ce qui est important pour l'avenir de l'humanite, au dela du Rwanda.
Enfin une reconnaissance!
Je suis heureux que ce morceau sombre commence a etre reconnu. J'ai un ami Rwandais qui m'a parfois parle parle de cette periode de sa vie, ou il a perdu des membres de sa famille.
Depuis, il est appele a diverses reprises, comme l'annee derniere a Londres, pour apporter son expertise de maniere a mettre fin au massacre au Darfour.
Il n'y a pas que la Turquie qui doit reconnaitre son role dans le genocide Armenien, la France a aussi le sien avec ce qui s'est passe au Rwanda. Le but n'est pas de punir ou salir un pays, ce sont d'ailleurs d'anciens dirigeants qui sont attaques. Le but est de se souvenir des erreurs que l'on a commises pour que cela ne se reproduise plus jamais.
Imprudence de François Mitterrand...
Jusqu’à la fin de 1993, François Mitterrand avait fortement soutenu le régime du président Habyarimana qui représentait les Hutus, majoritaires à 80% dans le pays. La « coopération militaire » était très importante depuis plusieurs années et plusieurs centaines de soldats français formaient l’armée locale : le régime Hutu voulait faire face à la menace de la rébellion Tutsi basée en Ouganda et dirigée par Paul Kagamé que F. Mitterrand considérait comme pro Anglo-saxon. C’est depuis cette époque que Paul Kagamé hait la France.
A la fin de 1993, après les accords d’Arusha, les soldats français quittent le pays et sont remplacés par une force des nations unies au grand soulagement du premier ministre de cohabitation Balladur qui voulait que la France quitte ce piège : pour conserver son image et sa capacité d’intervention, la France ne doit pas prendre parti dans un conflit intérieur à un Etat. Cependant, quelques conseillers militaires sont maintenus autour du président.
L’avion qui ramène, depuis Arusha, le président Habyarimana, est abattu en avril 1994. Les Hutus, certains que les Tutsis ont organisé l’attentat, commencent le génocide. L’ONU refuse d’intervenir et ses soldats quittent le pays. Depuis plusieurs années elle est représentée au Rwanda par Koffi Annan le futur secrétaire général de l’ONU. En avril, mai et début juin1994, 800.000 Tutsis et Hutus modérés sont assassinés. En juin le conseil de sécurité autorise la France à mettre en place l’opération Turquoise qui va sécuriser l’exode des Hutus qui fuient devant l’avance des troupes de Paul Kagamé. En un mois les rebelles Tutsis ont conquis le pays. Les Français ont conduit les Hutus au Congo mais de nombreux « génocideurs » sont parmi eux.
En France, depuis cette époque, c’est le juge Bruguière qui est en charge du dossier de l’attentat contre l’avion. Il a mis en cause le président Rwandais Paul Kagamé. Ce dernier se défend en attaquant la France : elle serait complice du génocide.
Mes commentaires sur cette accusation de complicité de génocide :
1- Il serait intéressant de demander à Koffi Annan, témoin oculaire, ce qu’il en pense…
2- Cette accusation est fragile car les soldats français sont partis à la fin de 1993.
3- La grande erreur de la France, c’est sa forte implication jusqu’à la fin de 1993 dans ce conflit. Il ne faut pas s’étonner de l’animosité, pour ne pas dire plus, du général à notre égard.
4- Que dire de l’ONU qui a quitté le navire en plein massacre, alors qu’elle savait depuis un certain temps, qu’un génocide était en préparation ?...
5- Quant à l’opération Turquoise, malgré qu’une partie des assassins en a profité pour se protéger, elle a permis à de très nombreux innocents de sauver leurs vies.
c'est grave oui mais le génocide est aussi grave ..
trés belle expression utilisée par la ministre de l'information rwandaise, c'est vrai on ne sait pas pourqui quand on accuse des criminels occidentaux c'est toujours plus graves de ce qu'ils font comme crime comme s'ils étaient des anges venant du paradis, je pense qu'il vaut mieux voir lire le rapport, l'examiner, l'étudier et écouter les temoignages avant de juger car il s'agit d'un président et des ministres français, je pense qu'il y a beacoup de chef d'état qui ont été accusé de génocides dans l'histoire donc ils ne seront pas les premiers.n'est ce pas?
Enfin...!!
Je suis enfin soulagé de voir qu la justice peux faire correctement son boulot, ces hommes se croient au dessus des lois et penser jamais n'assumer leur actes ! Comment peuvent-ils pretendre avoir aider le Rwanda en aidant les genocidaires a s'enfuir et en destabilisant la region aujourd'hui encore, les militaires etaient avec les miliciens et verifiaient les cartes d'identités aveec les Interhamwé et ecartaient les tutsis... On les a formé et en plus cette guerre a eté caché a la France et au français !! c'est une honte !!! Paix au Rwanda et aux rwandais !!!
le Rwanda a raison
le Rwanda a tous a fait raison la france doit demande pardon au peuple rwandais pour sa participation dans la planification du Genocide le Rwanda a le droit de poursuivre tous les genocidaire qu'il soit francais ou rwandais la france doit demande officielement demande pardon aux peuple rwandais pour sont manque d'humanite et sont sont assistance en personne en danger.
n'importe quoi
ils ont trop honte de ce qu'ils ont commis donc il cherche un coupable pour se rassurer mais les milliers de morts c'est qui, qui les a tuer les francais ou les rwandais c'es aussi nous qui leurs avons appris a se servir des machettes pourquoi ne pas accuser les fabriquant de machettes c'es bien eux qui ont fournis la logistique du genocide QUE LES RWANDAIS ASSUMENT SE QU'ILS ONT FAIT ET QU4ILS NE CHERCHENT PAS DE COUPABLE ( pitoyable quel pauvre pays)
Reaction
Le Rwanda est un pays a présent libre aucun juge ne pourras change quoi que ce soit un pays tel que l’Espagne qui na pas était aux Rwanda qui ne était rien a la situation c’est pas possible aux lieu de poursuivre les génocidaire qui sont sur leur sol il sont entrain d’accusée une armée qui a sauve des milliers de personne qui a reconstruis le pays ou la sécurité et garantie de jour et de nuit ou nous somme libre le FPR na jamais commis de génocide parce que rappel vous lors du retour des réfugiée aux Rwanda venant de l’exzaire personne na était tuer il vive aux Rwanda comme tous le monde le Rwanda a le droit de poursuivre les autorité française pour leur participation aux génocide de 1994 parce que moi-même moi jais vécu au Rwanda durant cette période de 1990 a 1994 et jais bien connus la présence des militaire français et je peut dire qu’il n’était as la seulement pour protége leur ressortissant mais bien de formée aide l’armée de Habyarimana a prépare le massacre de gens innocent je peux vous dire que ma propre mère a était emprisonnée durant des année pour sont appartenance a l’ethnie Tutsi nous n’avions rien fait nous n’avions insulte personne mais eux voulait notre mort partout ou je passe ont dise voici l’enfant des Ingenzi ont me tirée les cheveux ont me lancer des pierre
Ou ont me grâce dans la figure dans la rue je peux vous dire que tous celas et termine maintenant nous somme libre tous égaux sans ethnie sans complexe je voudrais demande aux journaliste de ne pas trop faire de commentaire ou de publier des chose qui ne sont pas nécessaire mais de penche sur les génocidaire les traque ou qu’il sont et les mettre devant la justice quoi qu’il soit.
Le Rwanda a aussi le droit de poursuivre tous les auteurs qu’il soit français ou rwandais le Rwanda a le droit de les traduire en justice la France doit demande pardon pour sa participation dans le génocide aux Rwanda cela et nécessaire pour la France vis-à-vis du reste du monde.
Réagir à cet article