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Rwanda : Paris dénonce les accusations "inacceptables"

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Dernière modification : 07/08/2008

Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé des "accusations inacceptables" portées contre la France par une commission d'enquête rwandaise sur le génocide de 1994.

Le ministère français des Affaires étrangères a dénoncé mercredi des "accusations inacceptables" portées contre la France par une commission d'enquête rwandaise sur le génocide de 1994, tout en soulignant vouloir "construire une nouvelle relation" avec Kigali.

"Il y a dans ce rapport des accusations inacceptables portées à l'égard de responsables politiques et militaires français", a déclaré à la presse un porte-parole du ministère, Romain Nadal, précisant que le texte n'avait pas été communiqué à la France "par les voies officielles".

Le rapport d'une commission d'enquête, publié mardi à Kigali, accuse à nouveau la France d'avoir activement "participé" à l'exécution du génocide, et laisse entendre pour la première fois la possibilité de poursuites judiciaires contre d'anciens dirigeants politiques et responsables militaires français.
 
Le ministre français de la Défense sur la même ligne

 

Interrogé mardi sur les accusations rwandaises, le ministère français de la Défense a renvoyé à sa position exprimée dès 2007, déniant "impartialité" et "légitimité" à la commission d'enquête dont le rapport a été publié à Kigali.
   
"La France assume pleinement son action au Rwanda en 1994 et notamment celle de ses forces armées. Elle soutient sans réserve l'action de la justice pénale internationale et s'en remet à son appréciation conformément aux exigences légitimes de l'État de droit", déclarait ce communiqué de la Défense.
   
Les militaires soulignaient aussi que Paris ne "reconnaît ni légitimité ni compétence" à la commission d'enquête en question.

Interrogée mardi sur FRANCE 24, la ministre rwandaise de l'Information, Louise Mushikiwabo, a déploré l'attitude de Paris "malgré les preuves, les éléments exhaustifs". Elle espère "qu'après avoir examiné ce rapport (...) la France changera d'avis".
 

Louise Mushikiwabo a réitéré les accusations portées par la commission d’enquête rwandaise du génocide du printemps 1994 qui a fait quelque 800 000 morts, essentiellement des Tutsis et des Hutus modérés. Elle a ainsi pointé les responsabilités politiques de la France, affirmant que "des conseillers français au gouvernement (...) planifiaient le génocide" de 1994. Elle parle également d'un faisceau d'éléments accusant Paris et sur lesquels se base Kigali, notamment "la formation des milices meurtrières (...) par des miliciens français (...), le soutien logistique".

Mise en cause de 33 responsables français

"Le soutien français était de nature politique, militaire, diplomatique et logistique", peut-on lire dans le rapport. "Compte tenu de la gravité des faits avancés, le gouvernement rwandais demande aux autorités compétentes d'entreprendre toutes les actions nécessaires afin que les dirigeants politiques et militaires français mis en cause répondent de leurs actes devant la justice".
 
Un souhait reformulé par la ministre rwandaise de l'Information sur FRANCE 24. Louise Mushikiwabo juge "assez sérieuse" la recherche menée par la commission d'enquête rwandaise et demande à la France d'examiner les éléments mis en avant : "Maintenant, c'est aux autorités juridiques d'examiner ces témoignages, ces éléments, et de décider éventuellement si des poursuites se feront par rapport à ces individus, ces autorités politiques et militaires qui sont nommées".
 
En annexe du rapport figure une liste de 33 responsables militaires et politiques français, parmi lesquels Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, Edouard Balladur, Premier ministre de l'époque, ou encore Hubert Védrine, qui occupait la fonction de conseiller à la présidence de la République.
 
En novembre 2006, le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec Paris à la suite de la décision du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière de demander la comparution du président Paul Kagame dans l'enquête sur l'assassinat de son prédécesseur, le Hutu Juvénal Habyarimana, juste avant le déclenchement du génocide début avril.
 
La destruction le 6 avril 1994 par un missile du "Falcon" transportant le président Habyarimana est considérée comme l'élément déclencheur du génocide.
 
Les relations entre Paris et Kigali avaient cependant connu une amélioration ces derniers mois.

Première publication : 06/08/2008

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