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Les chefs d'État arrivent à Pékin au compte-goutte

Dernière modification : 17/08/2008

Le président brésilien Lula et son homologue serbe Boris Tadic ont été accueillis à Pékin par le dirigeant chinois Hu Jintao, à la veille de la cérémonie d'ouverture des JO. George W. Bush et Vladimir Poutine sont arrivés dans la soirée.

Le président américain George W. Bush est arrivé jeudi soir à Pékin avec l'intention affirmée depuis des mois de ne pas laisser son souci des libertés en Chine interférer avec la fièvre olympique qu'il compte bien partager.
   
M. Bush pourrait ainsi avoir pris soin de dire ce qu'il avait à dire avant de se poser en Chine.
   
Jeudi, non pas sur le sol chinois mais en Thaïlande, il a exprimé ses "profondes inquiétudes" quant à la liberté religieuse et aux droits de l'Homme en Chine. Il a affirmé la ferme opposition des Etats-Unis à l'emprisonnement des dissidents, des défenseurs des droits de l'Homme et des militants religieux.
   
Il s'agissait là de son propos le plus développé et l'un de ses plus fermes sur le sujet depuis longtemps. La Chine a protesté contre cette "ingérence".
   
La question est à présent de savoir si, comme l'en pressent des défenseurs des droits de l'Homme et des parlementaires américains, M. Bush prendra le risque de brusquer ses hôtes pendant les quatre jours de son séjour controversé à Pékin, point d'orgue de sa probable tournée d'adieux à l'Asie.
   
Il a prévu de faire une déclaration publique sur la liberté religieuse après avoir assisté à un office chrétien dimanche.
   
Mais ce passionné de sport dit depuis des mois qu'il se rend d'abord aux Jeux pour soutenir les compétiteurs, et il ne cache pas son excitation à cette idée. Il soulèvera certes la question des libertés avec son homologue Hu Jintao, mais en privé.
   
Depuis qu'il a annoncé en septembre 2007 qu'il serait le premier président américain à assister aux Jeux en dehors des Etats-Unis, M. Bush se livre à un exercice délicat. Il est pris entre les appels des défenseurs des droits de l'Homme à utiliser la formidable exposition médiatique des Jeux pour adresser un message fort aux dirigeants chinois, et les appels de ces derniers à ne pas "politiser" l'événement.
   
"J'ai décidé de ne pas politiser les Jeux. C'est de sport qu'il s'agit ici. Du temps pour la politique, il y en a plein, et j'ai confiance dans le fait que j'aurai du temps pour la politique", a dit M. Bush, qui discutera avec M. Hu dimanche, après l'église.
   
Dans une relation qu'il qualifie de "complexe", M. Bush défend les vertus d'une diplomatie discrète avec un partenaire dont les Etats-Unis sont de plus en plus tributaires face à une multitude de défis, économiques, stratégiques ou environnementaux.
   
"L'un des dilemmes posés par cette question, c'est qu'on veut que nous ayons de l'influence sur le gouvernement chinois", dit un haut collaborateur de M. Bush pour les affaires asiatiques, Dennis Wilder, mais "si vous n'avez pas une bonne relation de travail avec le gouvernement chinois, comment est-ce que vous faites ?"
   
Ce qui ne souffre pas la controverse, c'est la joie que M. Bush se fait par exemple d'assister dimanche au match de basket entre les équipes masculines de Chine et des Etats-Unis, et à un match d'entraînement de base-ball entre les deux mêmes équipes.
   
Au cours d'un séjour qui ressemble à une réunion de famille puisque sa femme, une de ses filles, son père, sa soeur et un de ses frères seront à Pékin, M. Bush assistera vendredi à la cérémonie d'ouverture.
   
Fanatique de vélo tout-terrain, il voudrait aussi essayer le parcours olympique.
   
Le président américain s'est dit "fasciné" par la transformation de la Chine entre sa première visite en 1975, quand son père était le chef du bureau de liaison américain à Pékin et qu'il s'était mêlé dans la rue à la foule des cyclistes, et aujourd'hui. Et il se faisait une joie de parcourir les sites olympiques "juste pour sentir l'atmosphère avec ces gens venus du monde entier pour concourir aux Jeux".
 

Première publication : 07/08/2008

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