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Le directeur adjoint de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Olli Heinonen, est arrivé à Téhéran jeudi pour parler de la coopération de l'agence avec l'Iran, a indiqué à l'AFP une source au sein de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique.
Cette source a confirmé que la partie iranienne n'entendait pas discuter à cette occasion des "prétendues études" laissant penser que l'Iran a mené un programme nucléaire à visée militaire.
La visite de M. Heinonen intervient alors que les grandes puissances ont décidé mercredi, selon les Etats-Unis, d'envisager de nouvelles sanctions contre l'Iran à cause de son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU --Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine-- et l'Allemagne se sont déclarés "très déçus du fait que l'Iran, une fois de plus, n'ait pas donné de réponse claire à (leur) offre généreuse", a rapporté le département d'Etat américain, à l'issue d'une conférence téléphonique entre les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des "5+1".
Les grandes puissances ont offert une alternative à l'Iran: ou Téhéran accepte la coopération et suspend ses activités controversées d'enrichissement de l'uranium, que les Occidentaux soupçonnent d'être destinées à acquérir l'arme nucléaire, ou ce pays fait face à des sanctions croissantes de la communauté internationale.
Les six grandes puissances "commencent à discuter des contours possibles d'une nouvelle résolution prévoyant des sanctions", selon un communiqué lu à l'AFP par un porte-parole du département d'Etat, Gonzalo Gallegos.
"En l'absence de réponse positive (des Iraniens) à l'offre généreuse que nous leur avons faite dans notre proposition de coopération, nous pensons que les alliés n'auront pas d'autres choix que de prendre de nouvelles mesures punitives", a déclaré de son côté la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino.
Londres aussi a estimé qu'il n'y avait "pas d'autre choix que d'appliquer de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran", regrettant "que les dirigeants iraniens aient apparemment choisi l'isolement".
"Nous devons recourir à (des sanctions) du Conseil de sécurité si nous ne trouvons plus de possibilité d'entamer un dialogue", a déclaré quant à lui le chargé d'affaires français à l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, (or) "nous nous rapprochons du moment où nous allons prendre cette décision". Il a insisté sur le fait que les Six étaient "sur la même longueur d'ondes".
Mais l'ambassadeur de la Russie à l'ONU, Vitaly Tchourkine, a semblé vouloir temporiser. "Il est bien possible que dans le cours des discussions, certains membres des Six aient soulevé la question des sanctions (...) mais à ma connaissance, il n'y a pas eu de protocole d'accord ferme ou de travail conjoint dans ce sens", a-t-il déclaré. Il a ajouté que la discussion sur le sujet pourrait se poursuivre dans le cadre de la prochaine Assemblée générale de l'ONU, du 23 septembre au 1er octobre.


























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