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Les nageurs découvrent le théâtre de leurs conquêtes olympiques

Dernière modification : 17/08/2008

Les nageurs français prennent leurs marques dans le "Cube", qui accueillera les épreuves aquatiques. Avec Alain Bernard et Laure Manaudou, la natation est un sérieux atout pour la délégation française, dans sa récolte de médailles.

"Je me sens bien dans ma tête": ce sont par ces mots qu'Alain Bernard a tenu à s'exprimer mercredi devant la presse, à deux jours de l'ouverture des jeux Olympiques de Pékin, pour lesquels il est le grand favori de la course-reine de la natation, le 100 m nage libre.

Le détenteur du record du monde de la distance est arrivé lundi au village olympique, qu'il a découvert pour la première fois de sa carrière à 25 ans. Bien sûr, il a été émerveillé. "C'est quelque chose d'unique. On bosse pour ça", reconnaît-il.

"Ce sont les Jeux, quand même. Il y a tout le temps le mot "Jeux", on voit les anneaux partout. C'est quelque chose de grandiose, on s'en rend compte", raconte-t-il sans s'enflammer devant une nuée de journalistes, ce qui n'est pas pour lui déplaire.

Logé avec ses compères d'Antibes, Christophe Lebon et Boris Steimetz, le double champion d'Europe (50 m et 100 m NL) a veillé à ne pas se disperser tout en profitant de l'événement planétaire, un aspect sur lequel il a beaucoup travaillé avec son entraîneur Denis Auguin.

"C'est difficile de trouver l'équilibre entre +je vis normalement+ - il ne faut pas non plus faire une psychose - et d'un autre côté, ne pas faire n'importe quoi, ne pas tomber dans le piège. Il n'y a pas plus d'énervement, de tensions que d'habitude. Pour moi, c'est maîtrisé", se satisfait Auguin.

Impressionné par le Cube, la piscine olympique, Bernard ne s'est pas non plus laissé aller à trop rêver.

"Une fois dans l'eau, j'ai tout de suite pensé à ma technique, à ma nage, à ma position. Tant mieux. je ne me vois pas nager en regardant les gradins, en me disant: imagine, c'est plein", souligne-t-il.

Nul doute que tous les sièges seront occupés pour assister à la plus belle des courses, le 100 m nage libre, dans laquelle le leader des Bleus a amélioré deux fois la marque mondiale cette année.

Le grand blond au physique détonnant est prêt, c'est son entraîneur qui le dit.

"Physiquement, techniquement, je n'ai aucun doute", assure Auguin, qui, comme à son habitude, tempère: "L'embêtant, c'est de ne pas s'exprimer. Il ne faut pas nous la rejouer +Melbourne+. La confiance, c'est bien mais il faut faire attention aussi. Il faut rester vigilant."

Lors des Mondiaux-2007 à Melbourne, Bernard avait échoué à se qualifier en finale du 100 m NL pour s'être relâché en demi-finales dans les derniers mètres, par excès de confiance.

"Je lui rappelle de temps en temps", sourit Auguin, qui estime que pour être champion olympique, il faudra être capable de battre le record du monde que son élève a placé à 47 secondes 50/100.

Bernard fera son entrée en lice sur le relais 4X100 m nage libre, dont il détient le record d'Europe avec ses coéquipiers Fabien Gilot, Amaury Leveaux et Frédérick Bousquet et qui promet une belle bataille avec les Américains et les Australiens.

"Ca va faire une mise en jambe, se défouler et être en groupe. C'est une approche plus facile. Il va commencer par une finale olympique avec médaille au bout", affirme Auguin.
 

Première publication : 07/08/2008

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