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Washington relance la course entre EADS et Boeing

Dernière modification : 07/08/2008

Des nouveaux critères ont été élaborés pour l'obtention d'un contrat militaire de 35 milliards de dollars, disputé par EADS/Northrop Grumman et Boeing. L'appel d'offre, remporté la première fois par l'avionneur européen, avait été annulé.

Le Pentagone a annoncé mercredi avoir présenté à Boeing et au consortium EADS/Northrop Grumman les nouveaux critères dans l'appel d'offres pour fournir à l'armée de l'Air américaine une nouvelle génération d'avions ravitailleurs, un contrat de 35 milliards de dollars.

Ces nouveaux critères répondent aux critiques de membres du Congrès qui ont forcé le Pentagone à recommencer la procédure à zéro, a indiqué un porte-parole du Pentagone.

Un responsable des achats au Pentagone a affirmé lors d'une conférence de presse que son administration voulait "exécuter cet appel d'offres d'une façon qui soit juste pour les deux parties".

Il a ajouté qu'il ne considérait pas qu'il y avait "des modifications substantielles", mais que le Pentagone avait "donné une idée très claire et sans ambiguïté des facteurs techniques" qu'il allait évaluer.

Le Pentagone a remis en jeu le 9 juillet le contrat de 35 milliards de dollars pour fournir des avions ravitailleurs à l'US Air Force, initialement attribué à l'américain Northrop Grumman et à l'européen EADS au détriment de Boeing.

Ce contrat prévoit la livraison de 179 appareils, première phase du remplacement d'une flotte qui coûtera au total quelque 100 millions de dollars sur 30 ans.

"Nous sommes en train d'examiner les nouveaux critères de l'appel d'offres en nous assurant qu'ils répondent aux problèmes soulevés par la Cour des comptes d'une façon qui permette une évaluation juste et non partisane des offres en compétition", a indiqué le vice-président de Northrop Grumman, Randy Belote, dans un communiqué.

La remise en jeu du contrat fait suite à une recommandation de la Cour des comptes américaine (GAO) en juin de "rouvrir les discussions", en raison d'erreurs dans le processus de sélection.

"Il est vital que cet effort mène à la sélection de l'avion ravitailleur qui fournisse la plus grande capacité à nos hommes et femmes en uniforme au meilleur rapport qualité-prix pour le contribuable américain", a poursuivi M. Belote.

En février, l'armée de l'Air avait préféré le KC-45, version militaire de l'Airbus A330, qui avait une capacité en kérosène supérieure au KC-767, issu du Boeing 767.

L'annonce du choix du consortium américano-européen en février avait suscité une levée de boucliers protectionniste au sein de la classe politique, poussant les rivaux à argumenter sur le nombre d'emplois qu'ils créeraient aux Etats-Unis.

Le secrétaire à la Défense américain Robert Gates a indiqué en juillet qu'il escomptait "attribuer le contrat d'ici à décembre". Les deux compétiteurs ont désormais à proposer une offre révisée en fonction de ces nouveaux critères.

Cela fait cinq ans que l'armée de l'Air prévoit de renouveler ses avions ravitailleurs jusqu'ici tous fournis par Boeing, une procédure entachée par plusieurs scandales.

Première publication : 07/08/2008

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