Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée : Alpha Condé s'exprime sur le retour avorté de Dadis Camara a Conakry

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Crise des migrants, l'Europe peine à trouver des solutions viables

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentat déjoué du Thalys, la sécurité dans les transports au coeur du débat

En savoir plus

TECH 24

Eau High-tech

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

L'Assemblée Nationale, cœur de la démocratie française

En savoir plus

#ActuElles

L'organisation de l'État islamique et sa "théologie du viol"

En savoir plus

FOCUS

Nouvelle-Orléans : dix ans après le cyclone Katrina, le traumatisme demeure

En savoir plus

REPORTERS

Avec les soldats de l'opération Barkhane, au cœur de la lutte anti-terroriste au Sahel

En savoir plus

BILLET RETOUR

Proche-Orient : Jénine, la renaissance fragile

En savoir plus

La Chine et les États-Unis visent l'excellence

Dernière modification : 08/08/2008

Les Chinois espèrent détrôner les États-Unis de leur première place au tableau des médailles à l'occasion des JO de Pékin. En 2004 à Athènes, la Chine avait obtenu 63 médailles contre 102 pour les Américains.

Les Jeux Olympiques de Pékin 2008 vu par les Observateurs de FRANCE 24

 

L'objectif n'est pas claironné mais les dirigeants chinois rêvent de détrôner les Etats-Unis de leur première place au tableau des médailles à l'occasion des jeux Olympiques de Pékin pour s'affirmer comme la nouvelle grande puissance sportive.

 

Après l'éclatement de l'URSS, les Américains avaient profité des Jeux d'Atlanta à domicile en 1996 pour prendre la première place au classement des médailles d'or et ne l'ont plus lâchée depuis.

 

Les Chinois voudraient bien leur rendre la pareille mais la tâche n'a rien d'évident, même si, sur la scène sportive comme en politique ou en économie, la Chine est incontestablement la nation qui monte.

 

Sur le papier, l'écart paraît encore important entre les deux pays puisqu'à Athènes, en 2004, les Américains avaient ramené au pays 36 titres, soit 4 de plus que la Chine, et 102 médailles au total, soit 39 de plus que les Chinois.

 

Mais depuis la désignation de Pékin en 2001, la Chine a mis le paquet pour réussir "ses" Jeux, et pas seulement sur le plan de l'organisation. Elle a investi dans des programmes destinés à détecter et former des champions dès le plus jeune âge et espère bien que ces efforts au long cours vont enfin porter leurs fruits et pour longtemps.

 

C'est d'ailleurs l'avis de leurs rivaux américains qui, à l'instar du président du Comité olympique américain (USOC), Peter Ueberroth, ont décidé de prendre la "menace" très au sérieux.

 

"Je m'attends à ce qu'ils (les Chinois, ndlr) deviennent la nation dominante au cours des années à venir, a expliqué Ueberroth à son arrivée à Pékin. Nous ne sommes pas habitués à être perdants. Mais on s'en accommodera et on fera de notre mieux".

 

"C'est un système qui va durer longtemps. Il n'a pas seulement été bâti pour les Jeux de Pékin, a renchéri le directeur exécutif de l'USOC, Jim Scherr. C'est un formidable système avec lequel nous allons devoir composer pendant de nombreuses années".

 

"Mais nous pensons que la concurrence est bénéfique, a-t-il poursuivi. Cela nous incite à faire encore mieux".

 

A son arrivée vendredi à Pékin, le président George W. Bush s'est montré lui aussi prudent: "Je ne vais pas faire de pronostic sur le décompte des médailles, mais je peux vous dire que les sportifs américains sont prêts à y aller et à concourir, dans un esprit d'amitié".

 

Officiellement, les dirigeants chinois font également profil bas, refusant d'afficher un objectif chiffré. "Nous n'avons jamais fixé d'objectif en termes de médailles, insiste le chef adjoint de l'équipe olympique chinoise, Cui Dalin. Mais nous avons réalisé une préparation sérieuse et tous les athlètes se sont entraînés dur".

 

"Il est juste de dire que nous avons fait des progrès par rapport aux performances antérieures", ajoute-t-il.

 

Pour mettre toutes les chances de son côté, la Chine se présente avec le plus fort contingent de son histoire: 639 athlètes contre 407 il y a quatre ans en Grèce.

 

Et outre leurs habituels points forts (tennis de table, badminton, gymnastique et plongeon), les Chinois espèrent une moisson de titres dans de "petits sports" peu médiatisés mais gros pourvoyeurs de médailles (canoë, boxe, beach volley, natation synchronisée).

 

Car ce n'est pas dans deux des disciplines olympiques reines, l'athlétisme et la natation, que la Chine espère faire la différence sur les Américains.

 

Mis à part le champion olympique du 110 m haies Liu Xiang, le vainqueur du marathon de Londres Zhou Chunxiu, la lanceuse de marteau Zhang Wenxiu et le spécialiste du 200 m papillon Wu Peng, les espoirs de médaille restent limités dans ce domaine.

 

De quoi donner du réconfort à des Américains qui sont encore loin d'avoir perdu la bataille des médailles. "Les Chinois sont devenus encore plus forts qu'en 2004. Nous, nous avons essayé d'être plus intelligents pour demeurer compétitifs avec eux", avertit Steve Roush, le directeur de la performance sportive de l'USOC.
 

Première publication : 08/08/2008

COMMENTAIRE(S)