Les alliés de Musharraf refusent sa destitution
Vendredi 08 août 2008
Alors que Washington a qualifié d'affaire interne la destitution du président pakistanais, l'opposition pakistanaise de la Ligue musulmane y voit un "désastre" qui pourrait "déstabiliser le pays".
Vendredi 08 août 2008
Par AFPLe lancement annoncé d'une procédure de destitution par la coalition gouvernementale contre le président pakistanais Pervez Musharraf conduira au "désastre", a averti vendredi un responsable de la Ligue musulmane du Pakistan-Q (PML-Q), proche du chef de l'Etat.
"Nous allons nous y opposer. C'est une tentative qui ne tient pas debout et qui constitue sans aucun doute le meilleur moyen de courir au désastre", a déclaré à l'AFP Tariq Azim, ex-ministre de l'Information de M. Musharraf.
"Tout cela va déstabiliser le pays", a-t-il jugé.
Les deux partis de la coalition gouvernementale conduits par le veuf de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, et l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif, sont convenus jeudi de lancer une procédure de destitution contre le président.
Si cette décision inédite aboutissait, elle consacrerait cinq mois de cohabitation houleuse entre le gouvernement formé en mars et l'ex-général Musharraf au pouvoir depuis un coup d'Etat militaire en 1999.
En pratique, un acte d'accusation contre le chef de l'Etat devrait être émis puis soumis au vote du Parlement. Le président de l'assemblée nationale, la chambre basse, devra ensuite en informer le chef de l'Etat et lui demander de se défendre.
Cette assemblée ne siège pas actuellement, mais le gouvernement pourrait la convoquer en session extraordinaire dès lundi.
Mais selon M. Azim, la coalition ne serait pas en mesure de rassembler la majorité des deux-tiers nécessaire au sein des deux chambres parlementaires.
"Le compte n'y est pas pour la coalition", a-t-il affirmé.
Tout en rappelant que M. Musharraf -- qui n'est plus chef des armées depuis fin 2007-- pouvait théoriquement dissoudre l'Assemblée et convoquer des élections, il a admis que cette option "serait dommageable à la démocratie et à l'économie".
Le président Musharraf a été réélu de manière controversée en octobre 2007 et avait imposé l'état d'urgence en novembre avant de le lever un mois plus tard.
Le PPP, associé à la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) de Nawaz Sharif, renversé en 1999 par le général Musharraf, est sorti grand vainqueur du scrutin législatif organisé le 18 février 2008 au cours duquel les soutiens du chef de l'Etat ont été laminés.
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08/08/2008 23:01:05 Signaler un abus
Dictateur soutenu par l'occident.
Par elkhou -
Musharraf est un criminel de guerre et qui a commis des crimes contre son propre peuple, il n'est plus où peut on dire qu'il n'a jamais été le préféré des pakistanais, il est imposé par l'occident, quand les intérêts se croisent, on accepte les régimes les plus mauvais et en leur trouve une légitimité à tout prix, mais quand on est l'aimé de son peuple ou élu représentant la majorité démocratiquement, on est un dictateur par excellence si les idées et les intérêts ne s'embrassent pas même si on ne tue même pas un oiseau. Logique occidentale imposé au monde.