La deuxième banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) a dû annoncer vendredi une perte nette de 761 millions de livres (970 millions d'euros) au premier semestre, la première depuis qu'elle est entrée en Bourse il y a 40 ans.
Cette perte est due à une dépréciation d'actifs massive de 5,925 milliards de livres liée à la crise du crédit.
La perte annoncée par RBS est cependant inférieure à ce que craignaient les analystes, qui avait parié sur plus d'un milliard de livres. Du coup l'action RBS était en hausse de 1,93% à la Bourse de Londres vers 07h30 GMT.
Outre cette exposition aux marchés de crédit, RBS a dû faire face cette année à l'intégration de nombreuses parties de la banque néerlandaise ABN Amro, achetée l'an dernier avec les banques espagnole et belge Santander et Fortis.
En conséquence, elle a dû recourir à une augmentation de capital géante de 12 milliards de livres il y a deux mois pour soutenir sa trésorerie.
"Devoir annoncer une perte (avant impôt) de 691 millions de livres est quelque chose que mes collègues et moi-même regrettont beaucoup", a noté le directeur général Fred Goodwin dans le communiqué.





















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