Coup d'État - Mauritanie - Sidi Ould Cheikh Abdallahi
Le président mauritanien déchu transféré dans une villa
Vendredi 08 août 2008
Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le président mauritanien renversé mercredi par un putsch militaire, a été transféré de la caserne de la garde présidentielle à la résidence d'accueil du Palais des congrès de Nouakchott, où il reste détenu.
Vendredi 08 août 2008
Par AFPLe président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé mercredi par un coup d'Etat militaire, a été transféré de la caserne de la garde présidentielle à une villa, où il est toujours détenu, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire.
"Il se trouve depuis jeudi dans une villa" dans l'enceinte du Palais des congrès de Nouakchott, avec son Premier ministre et trois autres dignitaires de son régime, a-t-on ajouté de même source.
"Il est dans de bonnes conditions matérielles. Il a la radio, la télévision et d'autre commodités", a ajouté cette source, précisant que la villa était surveillée par la garde présidentielle, dont le chef, le général Mohamed Ould Abdel Aziz a pris la tête de la junte.
L'épouse et les trois enfants du président renversé avaient regagné jeudi leur domicile privé après avoir été retenus au palais présidentiel par les putschistes.
"Je suis inquiète surtout pour la santé et la sécurité de mon père tant qu'il ne sera pas relâché", a dit vendredi la fille du président renversé, Amal Mint Cheikh Abdallahi, ex-attachée de communication à la présidence mauritanienne, lors d'un entretien accordé à l'AFP au domicile privé familial du président renversé.
"Je ferais porter la responsabilité à ceux qui le séquestrent s'il lui arrivait quoi que ce soit. Il est parti de chez lui en grande forme", a-t-elle souligné.
Amal Mint Cheikh Abdallahi dit n'avoir pas vu son père, âgé de 71 ans, depuis mercredi.
Pour aller plus loin
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11/08/2008 17:33:31 Signaler un abus
Prudence, Général Abdel Aziz.
Par Anne-Marie Christine ACOTCHOU - Bénin
A 71 ans, la vive émotion est difficile à supporter longtemps. Si c’est vrai que les membres de la famille du Président déchu n’ont pas vus leur père depuis l’évènement, il urge de l’envisager.
En effet, l’équipe en place a les moyens sécuritaires pour éviter le pire par le truchement des visites. Il s’agira de renforcer les contrôles de sécurité et de surveiller les entretiens tout en veillant à accorder au locataire des lieux au moins le respect dû à un homme de son âge. Il ne faut pas confondre les faits. Le Président déchu n’a plus les moyens aujourd’hui de constituer une menace sérieuse ; ses visiteurs doivent, plutôt, être mis en garde contre toute tentative qui risque de leur être fatale de suite et sans appel. Il faut faire un effort pour s’assurer une sérénité à la mesure de l’importance de l’évènement. Les tâches qui attendent la nouvelle équipe sont immenses.
Je souhaite une bonne clairvoyance à l’équipe en ce qui concerne le traitement à appliquer au Président déchu.
Bon courage à tous.