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Rencontre controversée entre Sarkozy et Hu Jintao

Dernière modification : 08/08/2008

Le président français est attendu à Pékin pour assister à l'ouverture des Jeux. Comme les autres chefs d'État, Nicolas Sarkozy doit avoir un entretien privé le président chinois Hu Jintao. Une rencontre qui crée la polémique en France.

Lisez l'analyse de Jean-Bernard Cadier, spécialiste politique internationale : Sarkozy, illisible sur les Jeux olympiques



Nicolas Sarkozy s'est envolé jeudi en début de soirée pour Pékin où il assistera à l'ouverture des Jeux Olympiques, un voyage express qui continue à nourrir la polémique, après l'annonce qu'il ne rencontrera pas le dalaï lama lors de sa prochaine venue en France.
  
Au cours d'une visite de quelques heures vendredi, le chef de l'Etat doit, après un passage par le village olympique et une rencontre avec les athlètes français, s'entretenir avec le Premier ministre Wen Jiabao et son homologue Hu Jintao, afin d'évoquer de "nouveaux projets communs".
  
Mais quelques mois après le passage chaotique de la flamme olympique ayant suivi la répression des émeutes au Tibet en mars, les JO et l'attitude de la France face au régime chinois suscitent toujours de fortes tensions.
  
La préfecture de police de Paris a ainsi interdit toute manifestation aux alentours de l'ambassade de Chine jeudi et vendredi.
  
Fustigeant des "compromissions", l'organisation Reporters sans frontières, en pointe dans les protestations, conteste cette décision en justice et appelle à manifester non loin de l'ambassade, devant le Fouquet's, restaurant où Nicolas Sarkozy avait fêté son élection.
  
Denis Baupin, adjoint Vert au maire de Paris, a dénoncé un "recul inacceptable du droit de manifester".
  
La visite du dalaï lama en France, du 11 au 23 août, soit pendant la durée des Jeux, est également source d'une vive controverse.
  
Mercredi, l'Elysée a annoncé que M. Sarkozy ne verrait pas le chef spirituel tibétain lors de ce séjour. Décision "négociée" avec le dalaï lama, selon des propos du président rapportés par l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Verts), alors qu'une rencontre aurait fort déplu à Pékin.
  
"Nicolas Sarkozy a déjà gagné la médaille d'or de l'hypocrisie", a accusé le numéro un PS, François Hollande.
  
Julien Dray, porte-parole socialiste, s'est pour sa part étonné que le chef de l'Etat délègue symboliquement son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, à une cérémonie religieuse présidée par le dalaï lama le 22 août, y voyant une "confusion des genres".
  
"Pendant les jeux Olympiques, on n'attise pas les conflits, au contraire on essaie de les apaiser", a plaidé l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP).
  
Un porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a affirmé de son côté qu'une rencontre entre M. Sarkozy et le chef spirituel tibétain aurait lieu "avant la fin de l'année".
  
Si l'Elysée n'a pas souhaité faire de commentaire, le "bureau du Tibet" en France a confirmé qu'un tel rendez-vous était envisagé d'ici fin 2008. Durant les JO, "ce n'est pas le moment", a jugé la représentation du dignitaire bouddhiste en France.
  
Avant sa visite à Pékin, annoncée au terme d'un long suspense, Nicolas Sarkozy s'est efforcé de calmer le jeu avec la Chine.
  
Dans une interview à Chine Nouvelle, il a célébré "l'amitié historique, indéfectible et inébranlable" entre Paris et Pékin, à qui il décerne une "médaille d'or" pour l'organisation des JO.
  
Cela ne l'empêchera pas d'évoquer un autre épineux dossier, selon M. Raffarin, qui a assuré que M. Sarkozy "parlera des dissidents" avec ses interlocuteurs chinois.
  
Président en exercice de l'Union européenne, le chef de l'Etat a d'ailleurs transmis à Pékin, au nom de l'UE, "une liste de cas individuels de prisonniers et défenseurs des droits de l’Homme", a indiqué le Quai d'Orsay.
  
Selon Daniel Cohn-Bendit, qui avait fourni une liste de noms à l'Elysée, Nicolas Sarkozy se donne jusqu'au sommet UE-Chine en décembre "pour faire avancer ce dossier".
  
Nicolas Sarkozy s'est envolé jeudi en début de soirée pour Pékin où il assistera à l'ouverture des Jeux Olympiques, un voyage express qui continue à nourrir la polémique, après l'annonce qu'il ne rencontrera pas le dalaï lama lors de sa prochaine venue en France.
  
Au cours d'une visite de quelques heures vendredi, le chef de l'Etat doit, après un passage par le village olympique et une rencontre avec les athlètes français, s'entretenir avec le Premier ministre Wen Jiabao et son homologue Hu Jintao, afin d'évoquer de "nouveaux projets communs".
  
Mais quelques mois après le passage chaotique de la flamme olympique ayant suivi la répression des émeutes au Tibet en mars, les JO et l'attitude de la France face au régime chinois suscitent toujours de fortes tensions.
  
La préfecture de police de Paris a ainsi interdit toute manifestation aux alentours de l'ambassade de Chine jeudi et vendredi.
  
Fustigeant des "compromissions", l'organisation Reporters sans frontières, en pointe dans les protestations, conteste cette décision en justice et appelle à manifester non loin de l'ambassade, devant le Fouquet's, restaurant où Nicolas Sarkozy avait fêté son élection.
  
Denis Baupin, adjoint Vert au maire de Paris, a dénoncé un "recul inacceptable du droit de manifester".
  
La visite du dalaï lama en France, du 11 au 23 août, soit pendant la durée des Jeux, est également source d'une vive controverse.
  
Mercredi, l'Elysée a annoncé que M. Sarkozy ne verrait pas le chef spirituel tibétain lors de ce séjour. Décision "négociée" avec le dalaï lama, selon des propos du président rapportés par l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Verts), alors qu'une rencontre aurait fort déplu à Pékin.
  
"Nicolas Sarkozy a déjà gagné la médaille d'or de l'hypocrisie", a accusé le numéro un PS, François Hollande.
  
Julien Dray, porte-parole socialiste, s'est pour sa part étonné que le chef de l'Etat délègue symboliquement son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, à une cérémonie religieuse présidée par le dalaï lama le 22 août, y voyant une "confusion des genres".
  
"Pendant les jeux Olympiques, on n'attise pas les conflits, au contraire on essaie de les apaiser", a plaidé l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP).
  
Un porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a affirmé de son côté qu'une rencontre entre M. Sarkozy et le chef spirituel tibétain aurait lieu "avant la fin de l'année".
  
Si l'Elysée n'a pas souhaité faire de commentaire, le "bureau du Tibet" en France a confirmé qu'un tel rendez-vous était envisagé d'ici fin 2008. Durant les JO, "ce n'est pas le moment", a jugé la représentation du dignitaire bouddhiste en France.
  
Avant sa visite à Pékin, annoncée au terme d'un long suspense, Nicolas Sarkozy s'est efforcé de calmer le jeu avec la Chine.
  
Dans une interview à Chine Nouvelle, il a célébré "l'amitié historique, indéfectible et inébranlable" entre Paris et Pékin, à qui il décerne une "médaille d'or" pour l'organisation des JO.
  
Cela ne l'empêchera pas d'évoquer un autre épineux dossier, selon M. Raffarin, qui a assuré que M. Sarkozy "parlera des dissidents" avec ses interlocuteurs chinois.
  
Président en exercice de l'Union européenne, le chef de l'Etat a d'ailleurs transmis à Pékin, au nom de l'UE, "une liste de cas individuels de prisonniers et défenseurs des droits de l’Homme", a indiqué le Quai d'Orsay.
  
Selon Daniel Cohn-Bendit, qui avait fourni une liste de noms à l'Elysée, Nicolas Sarkozy se donne jusqu'au sommet UE-Chine en décembre "pour faire avancer ce dossier".
  

Première publication : 08/08/2008

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