- Coup d'État - Mauritanie - Sidi Ould Cheikh Abdallahi
Une main fait le "V" de la victoire, une autre agite un portrait géant du président mauritanien renversé. Des centaines de personnes se sont rassemblées vendredi à Nouakchott pour exprimer avec force et exaltation leur opposition au coup d'Etat militaire.
Ministres, députés, syndicalistes ou militants politiques se mêlent à la foule qui crie "Président, président!", au siège de l'Alliance populaire et progressiste (APP), dans le quartier résidentiel Tevragh Zeina, quadrillé par des policiers casqués et armés de matraques.
Dans l'après-midi, la conférence de presse convoquée par le Front national pour la défense de la démocratie (créé mercredi soir par quatre partis en réaction au putsch) s'est transformée en meeting fiévreux.
Que l'armée "regagne ses casernes!", demande un orateur.
"Nous continuerons la lutte jusqu'à l'aboutissement de notre objectif", c'est-à-dire le rétablissement du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, affirme Alkhalil Ould Teyib, premier vice-président de l'APP, devant la foule qui a envahi le siège de ce parti.
"Le temps des coups d'Etat est dépassé, c'est maintenant la temps de la démocratie", affirme Abdelaye, fonctionnaire d'une trentaine d'années, interrogé par l'AFP.
Employé municipal de 37 ans, Eyoub en appelle "à l'opinion internationale" pour qu'elle "aide la Mauritanie à revenir à l'ordre démocratique".
"Comment peut-on encore croire les militaires? Comment peut-on accepter de nouvelles élections?", interroge publiquement Jemil Ould Mansour, président du Rassemblement national pour la réforme et la démocratie (islamiste modéré).
"Ceux qui avaient fait la première transition démocratique sont aujourd'hui ceux qui détruisent l'ordre constitutionnel", dit-il. Allusion au général Mohamed Ould Abdel Aziz, le nouvel homme fort de Nouakchott, qui était déjà l'un des dirigeants de la junte qui avait renversé en août 2005 le président Maaouiya Ould Taya.
Puis Mohamed Ould Moloud, président de l'Union des forces du progrès (UFP), affirme: "Nous n'accepterons pas de dialogue au sujet de nouvelles élections, nous n'accepterons pas de dialogue pour participer à un gouvernement, nous n'accepterons le dialogue que s'il doit conduire au rétablissement du président".
A l'extérieur, des policiers dispersent des partisans de "Sidi" à coups de matraque et de lacrymogènes.
Les insultes fusent quand, plusieurs fois, une voiture passe, avec le portrait du général Ould Abdel Aziz, chef de la junte, collé sur le pare-brise. Un jeune brandit, en réponse, la photographie de Sidi Ould Cheikh Abdallahi.
Mais, surprise, on voit aussi des manifestants et des policiers se saluer et s'embrasser lorsqu'ils se reconnaissent, avant de regagner chacun leur camp.



























Commentaires (2)
La Mauritanie n'a pas les bases nécessaires pour fonder un pays
Ce que ignorent les gens c'est que la Mauritanie faisait partie du grand Maroc avant la colonisation espagnole qui a divisé le pays, la Mauritanie n'était pas reconnue par la Ligue Arabe, on savait bien qu'il n'y a aucune différence entre le peuple mauritanien et les sahraouis du Maroc, ce sont finalement l'amour de l'autorité et l'argent ainsi que se chercher une ligne dans l'histoire qui a poussé le premier président de la Mauritanie à proclamer l'independance profitant de la persistance de l'Espagne au sud marocain constituant une barriere entre le nord du maroc et son sud (l'actuelle Mauritanie), volà le résultat un pays en carton avec quelque centaines de milliers d'ahbitants qui n'arrive même pas à organiser sa vie politique même comptés au doigts.
je préfére qu'ils choisissent d'opter pour l'autonomie dans le cadre du grand Maroc. ça serait bien surtout que sans le Maroc qui leur fournit la nouriture en contrebande ils ne survivraient pas. aussi le gouvernement mauritanien ne pourra jamais maitriser un territoire de plus de 1 million de km² et quel territoire .... trop aride.
soyons un seul peuple fort et unis.
Deux contreverses,la démocratie et l'armée,,,
Je voulais contribuer sur cet article; en commençant par cette blague, mais qui a relation avec ce qui se passe en Mauritanie.Un renard voulant à tout prix attaquer une chèvre,alors il se rendait dans une rivière pour boire,lui en haut la chevre en bas, elle boiot aussi, le renard dit" eh chèvre,tu me laisses pas boire,tu détruit la saveur de mon eau, alors que lui est en haut,,,je dis pas qu'il y a une démocratie en mauritanie, ou que le président est un modèle,mais l'intervention des militaires est injustifiée,tout simplement parceque leurs interets sont touchés,pas celle des mauritaniens,,comme quoi un pays sous développé l y est et le sera eternellement,,,
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