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Le Canada veut prouver qu'il a des droits en Arctique

Dernière modification : 09/08/2008

Selon le Canada, une large dorsale sous-marine de l'océan arctique, qui renfermerait 90 milliards de barils de pétrole inexploités, se rattacherait aux plaques continentales américaines. La Russie revendique aussi cette espace.

Le Canada a affirmé pour la première fois vendredi disposer de preuves scientifiques qui étayent ses revendications sur une vaste portion de l'océan Arctique et vont en même temps à l'encontre des prétentions de la Russie.

 

Le ministre des Ressources naturelles Gary Lunn a indiqué que des données scientifiques recueillies conjointement avec le Danemark, "démontrent que la dorsale de Lomonossov se rattache aux plaques continentales de l'Amérique du Nord et du Groenland".

 

La Russie affirme de son côté que la dorsale, une chaîne de montagnes sous-marines dans l'océan Arctique, est une extension de son propre plateau continental et justifie ainsi sa revendication d'une extension de son territoire maritime.

 

L'enjeu est de taille car l'Arctique renferme des réserves inexplorées de quelque 90 milliards de barils de pétrole, selon les services géologiques américains, une manne qui attire la convoitise des pays riverains de cet océan nordique.

 

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer permet aux pays ayant une façade maritime sur l'océan Arctique d'étendre leurs droits pour l'exploitation des ressources naturelles au-delà des 200 milles marins, mais à condition qu'ils apportent la preuve scientifique que cette extension constitue "la prolongation naturelle du plateau continental".

 

Les éléments scientifiques doivent permettre au Canada de revendiquer une portion de l'Arctique équivalente à 1,75 million de kilomètres carrés - une superficie trois fois grande comme la France -, a souligné M. Lunn.

 

Les données, sur lesquelles le ministre n'a pas donné d'autres précisions, devaient être présentées pendant le week-end lors de l'assemblée 2008 du Congrès international de géologie à Oslo en Norvège.

 

Pour Frédéric Lasserre, professeur de géographie à l'université Laval, l'affirmation canadienne "contredit la revendication russe dans la mesure où Moscou ne peut plus dire: j'étends mon plateau continental pour intégrer l'essentiel de la dorsale de Lomonossov".

 

"Il va y avoir une bataille de spécialistes entre les Canadiens et les Danois d'un côté et les Russes de l'autre et ce sera au comité du plateau continental de l'ONU de trancher", a-t-il dit à l'AFP.

 

C'est, selon lui, la première fois que le Canada présente des données scientifiques pour appuyer ses revendications face à la Russie.

 

La tâche de démontrer géologiquement que la dorsale est rattachée à un plateau continental plutôt qu'à un autre est complexe, a souligné M. Lasserre. Il juge peu probable que cette chaîne de montagne sous-marine soit rattachée à la fois au plateau continental nord-américain et au plateau eurasiatique.

 

"J'en serais surpris car je ne vois pas d'épisode dans l'histoire de la terre où ces deux plaques continentales ont un moment été unies pour se détacher par la suite", a-t-il précisé.

 

Le ministre Lunn a assuré qu'Ottawa utilisera les "importantes données" données recueillies dans la cartographie du plateau continental sous-marin de l'Arctique canadien pour défendre ses revendications devant l'ONU.

 

Le Canada a jusqu'en 2013 pour soumettre son dossier à la Commission des Nations unies sur les limites du plateau continental.

 

Cinq pays sont riverains de l'océan arctique, le Canada, la Russie, les Etats-Unis, la Norvège et le Danemark (avec le Groenland) et peuvent prétendre à une extension de leur territoire maritime.

 

Le réchauffement climatique qui a réduit le couvert de glace dans l'Arctique a avivé les convoitises sur cette région et en même temps facilité les recherches des scientifiques.

 

Première publication : 09/08/2008

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