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Le G8 rappelé à ses engagements sur le sida

Dernière modification : 09/08/2008

La conférence internationale de Mexico sur le sida s'est conclue sur des appels aux pays du G8 à tenir leurs engagements financiers. Une augmentation des coûts est en effet à prévoir. La fin de la stigmatisation reste également une priorité.

La lutte contre le sida, avec trois millions de personnes sous traitement et beaucoup d'argent disponible, laisse ouvertes nombre de questions sur les coûts à venir, une prévention prometteuse et un vaccin toujours espéré, au terme de la conférence de Mexico.
  
Cette 17ème réunion internationale sur le sida, qui se tenait pour la première fois en Amérique latine, a rassemblé pendant six jours quelque 24.000 délégués de plus de 190 pays pour plus de 600 débats ou réunions, sans compter les 80 conférences de presse pour les 2.000 journalistes.
  
Elle s'est achevée vendredi avec des appels aux pays du G8 de respecter leurs engagements financiers et au monde entier de mettre un terme à la stigmatisation dont sont victimes les séropositifs.
  
"Nous sommes profondément troublés qu'à moins de deux ans de la date fixée pour un accès universel, le G8 ait fourni seulement un peu plus du tiers des ressources promises d'ici 2010", a dit Michel Kazatchkine, président du Fonds global de lutte contre le sida.
  
Si l'avancée des traitements a été saluée, puisqu'ils font de la pandémie une maladie chronique, la question des financements demeure lancinante pour la communauté internationale, qui y a consacré dix milliards de dollars en 2007.
  
Sur 33 millions de séropositifs à ce jour, 10 millions auraient besoin d'être traités dont un tiers le sont. Du fait d'une évolution lente de la maladie, le nombre de séropositifs à soigner croît chaque année.
  
Une augmentation des coûts est donc à prévoir --l'Onusida parle de 54 milliards de dollars à l'échéance de 2015-- du fait aussi du changement progressif de médicaments devenus inefficaces pour de nouvelles molécules et de nouveaux brevets.
  
Et pour certains responsables, il apparaît d'ores et déjà "improbable" que la communauté internationale ait les moyens de traiter pendant toute leur vie tous ceux qui ont ou auront besoin d'antirétroviraux, le virus ne lâchant jamais prise.
  
Et même si les progrès sont déjà considérables, les responsables des grands organismes spécialisés commencent à revenir sur l'engagement pris en 2006 par les Nations unies, "traitement pour tous en 2010". "On ne tiendra pas la date, mais c'est un objectif qui aide à avancer", notait un délégué à Mexico.
  
Plutôt que des subventions annuelles, il faudrait des "financements pérennes", estime Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence française de recherches.
  
Les chercheurs quant à eux estiment qu'ils n'ont "pas le choix" et qu'il est plus urgent que jamais de poursuivre la recherche sur le vaccin et les gels microbicides, qui n'a encore rien donné.
  
La prévention pour tenter de supprimer le problème à la source, en combinant notamment plusieurs moyens -préservatifs, circoncision, échange de seringues, changement de comportements-, a été au coeur de la Conférence de Mexico.
  
A cet égard, l'utilisation des anti-rétroviraux à titre préventif, dont le succès est avéré contre la transmission mère-enfant, suscite de nouveaux espoirs. Le Tenofovir, utilisé en post-traitement pour les personnels de santé qui se blessent, pourrait l'être aussi par ceux qui vont entrer dans une situation à risque. Les études n'ont pas encore abouti, mais les pronostics sont favorables.
  
De nouveaux sujets sont arrivés sur la table de la Conférence, tels que la stigmatisation, qui favorise la pandémie, et les problèmes des enfants.
  

Première publication : 09/08/2008

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