- Escrime - États-Unis - JO de Pékin
Les Etats-Unis ont monopolisé samedi le podium de l'épreuve de sabre dames des Jeux olympiques grâce à Mariel Zagunis, déjà sacrée en 2004, Sada Jacobson et Becca Ward, portées au plus haut niveau grâce à des maîtres d'armes venus de l'ex-bloc de l'Est.
Quatre ans après avoir offert à son pays sa première médaille d'or olympique en escrime, Zagunis a ouvert le compteur des Etats-Unis dans la course à la suprématie mondiale qui l'oppose à la Chine.
L'étudiante de 23 ans, fille d'anciens sélectionnés olympiques américains en aviron, a surtout confirmé sous le regard de l'ancien président des Etats-Unis, George Bush, la suprématie américaine sur le sabre féminin, discipline relativement neuve.
En finale, elle a dominé sa compatriote Sada Jacobson 15 à 8, tandis que Becca Ward, prodige de 18 ans, dominait dans le match pour la troisième place la Russe Sofiya Velikaya, la seule à avoir résisté un peu à la vague US.
Les Américaines ont profité des faux-pas de deux prétendantes au podium, la Française Léonore Perrus et la Russe Elena Nechaeva, championne du monde en titre, éliminées dès leur entrée en lice.
Ces escrimeuses à la tête bien faite (Zagunis étudie à l'université de Notre Dame, Jacobson est passée par Yale) ont également reçu un coup de pouce de Velikaya qui a écoeuré en quarts de finale la Chinoise Tan Xue, vice-championne olympique en 2004, dominée 15 à 9 malgré le bruyant soutien des spectateurs.
Polonais et Soviétique
La domination américaine s'explique par le recours à des maîtres d'armes et entraîneurs venus de nations traditionnelles de l'ex-bloc de l'Est.
L'entraîneur des sabreuses, Ed Korfanty, est un ancien escrimeur de haut-niveau polonais, assisté d'un entraîneur soviétique arrivé en 1990 sans le sou aux Etats-Unis.
"Ce qui explique notre succès aujourd'hui, c'est la qualité de nos entraîneurs qui nous ont donné un bagage technique sans pareil", reconnaît Jacobson qui avait décroché la médaille de bronze en 2004 et pourrait mettre un terme à sa carrière après Pékin.
"Les Américaines ont d'une part une mentalité propre à leur pays, elles ne tremblent pas, et surtout elles sont bien armées techniquement grâce à des entraîneurs venus de l'Est", abonde Pierre Guichot, l'entraîneur des sabreuses françaises éliminées dès leur entrée en lice.
"Cela ne se limite pas au sabre. On va avoir des surprises dans toutes les armes à court terme", prévient le responsable français.
En attendant, les Américaines se sont déjà projetées sur l'épreuve par équipes de jeudi qui figure pour la première fois au programme des JO: "J'ai hâte d'y être", a prévenu Ward, à peine fatiguée par sa première journée olympique.


























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