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Vague de manifestations pro-Tibet dans le monde

Dernière modification : 11/08/2008

Alors qu'à Pékin s'ouvraient les Jeux olympiques, à Dharamsala, à New York ou à Paris, des milliers de pro-Tibétains manifestaient. Au Népal, devant l'ambassade chinoise de Katmandou, presque tous les manifestants ont été arrêtés.

Des milliers de personnes manifestaient vendredi dans le monde pour dénoncer les atteintes aux droits de l'Homme en Chine, alors qu'au moins 1.400 exilés tibétains ont été arrêtés au Népal au moment de l'ouverture des Jeux Olympiques à Pékin.
  
A Paris, plusieurs centaines de manifestants, 600 selon la police, ont défilé et sont parvenus à approcher l'ambassade de Chine.
  
Deux manifestants ont escaladé un immeuble à proximité immédiate de l'ambassade pour y dérouler une banderole où des menottes figurent les anneaux olympiques, avant d'être interpellés par la police sous les huées.
  
Les manifestants ont scandé des slogans comme "Sarko, collabo, Hu Jintao, assassin" et "liberté en Chine, liberté au Tibet".
  
A Londres, environ 300 personnes ont manifesté devant la mission. Certaines portaient sur le front un bandeau rouge portant l'inscription "tué". Au milieu des nombreux drapeaux du Tibet et pancartes appelant à l'"arrêt du génocide en Chine", des manifestants attiraient l'attention sur la situation au Zimbabwe, au Darfour et en Birmanie.
  
A Assise, dans l'ouest de l'Italie, environ un millier de personnes ont manifesté en faveur des droits de l'Homme et du Tibet.
  
A Lausanne (Suisse), entre 100 et 150 personnes se sont rassemblées devant le Musée olympique en solidarité avec les peuples tibétains et birmans, tandis que près de Copenhague, une manifestation réunissait une centaine de personnes devant l'ambassade de Chine.
  
A Vienne, une trentaine de personnes brandissaient devant la représentation diplomatique chinoise banderoles et drapeaux tibétains, tandis qu'à Prague, une quarantaine arboraient des banderoles "Un monde, un rêve, Tibet libre".
  
A Berlin, quelques dizaines de militants de Reporters sans frontières (RSF) ont manifesté devant la mission diplomatique où se tenait une réception au moment du coup d'envoi des JO. Une délégation de RSF Espagne a tenté de remettre une lettre à l'ambassadeur de Chine qui a réfuté cette "organisation ennemie du peuple chinois".
  
Quelque 200 manifestants tibétains, certains méconnaissables sous des bandages ensanglantés et les mains attachées par des chaînes, ont manifesté à Bruxelles près des principales institutions européennes.
  
A Amsterdam, de 100 à 400 manifestants, selon les sources, étaient face au palais royal. Plus violemment, à Ankara, un manifestant a tenté de s'immoler devant l'ambassade de Chine lors d'un rassemblement de Chinois musulmans qui avait attiré quelque 300 personnes.
  
Au moins 150 bonzes tibétains en exil en Inde ont tenté vendredi d'entrer dans l'enceinte de l'ambassade de Chine à New Delhi.
  
Mais c'est au Népal que la mobilisation a été la plus importante. La police a annoncé l'arrestation d'au moins 1.400 exilés pour avoir manifesté près de la mission chinoise à Katmandou.
  
Au Japon, la compagnie aérienne chinoise Air China a été menacée par courrier électronique de l'explosion d'un de ses avions ou d'avoir des appareils précipités sur le site des JO. L'un d'entre eux a été contraint de revenir se poser à Nagoya (ouest).
  
Plus tôt, un Britannique a été interpellé à Hong Kong après avoir escaladé un pont et déployé deux banderoles en faveur des droits de l'Homme et de la démocratie.
  
Trois autres étrangers -deux Américains et un Américano-Argentin- ont été interpellés par la police après avoir réussi à manifester brièvement près du stade national à Pékin, une heure avant la cérémonie d'ouverture.
  
Pendant ce temps, le président américain George W. Bush plaidait à nouveau pour la "liberté d'expression", en inaugurant la nouvelle ambassade des Etats-Unis à Pékin. "Nous croyons fermement que les sociétés qui permettent la liberté d'expression, des idées, tendent à être les plus prospères et les plus pacifiques", a-t-il déclaré.
  
Le président français Nicolas Sarkozy a jugé à son arrivée Pékin qu'il fallait "accompagner la Chine vers le respect des valeurs qui sont les nôtres". "On ne boycotte pas un quart de l'humanité", a-t-il ajouté, avant de rencontrer ses hôtes.
  
RSF a maintenu la pression en piratant une fréquence FM à Pékin. 12 heures piles avant l'ouverture des JO, une voix en français, doublée en anglais, a affirmé aux autorités: "Quelles que soient les mesures que vous prenez, vous n'arriverez pas à bout de la liberté de parole".
  
127 athlètes, dont une quarantaine participent aux Jeux, ont signé une lettre ouverte au président Hu Jintao, initiée par l'ONG allemande "Sports for Peace", appelant au respect des droits de l'Homme.
  

Première publication : 09/08/2008

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