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Une cycliste espagnole contrôlée positive à l'EPO

Dernière modification : 17/08/2008

La cycliste espagnole Maria Isabel Moreno est la première athlète déclarée positive aux Jeux de Pékin. Embarrassés, les plus hauts responsables du sport espagnol se sont empressés de dénoncer un acte "isolé".

Les plus hauts responsables du sport espagnol se sont relayés lundi à Pékin pour dénoncer un acte "lamentable" et "isolé", après l'annonce du contrôle antidopage positif à l'EPO de la cycliste sur route Maria Isabel Moreno, premier cas de dopage des jeux Olympiques.


"Si ce cas est confirmé, il s'agit d'un acte irresponsable de la sportive", a affirmé le secrétaire d'Etat espagnol aux Sports, Jaime Lissavetzky, lors d'une conférence de presse tenue avec cinq autres responsables du sport national, dont le président du comité olympique espagnol, et celui de la fédération de cyclisme. "C'est un acte lamentable et la fédération devra ouvrir une enquête pour savoir notamment qui a mis cette idée dans la tête de cette cycliste", a-t-il ajouté.

Le président du comité olympique espagnol Alejandro Blanco, qui avait annoncé il y a trois semaines qu'il n'y aurait a Pékin aucun cas de dopage impliquant un Espagnol, a lui juré que les 285 membres de la délégation encore aux Jeux (ils étaient 286 avec Moreno) "étaient propres".

M. Lissavetzky a insisté sur les efforts déployés par l'Espagne pour lutter contre le dopage, rappelant les 6000 contrôles annuels, les 7 millions d'euros de budget. "Si nous voulions cacher le dopage en Espagne, il n'y aurait pas eu d'opération Puerto", a-t-il dit, évoquant l'affaire du réseau de dopage sanguin dont l'instruction est pourtant toujours bloquée.

Le cas Moreno et celui des deux cyclistes espagnols positifs sur le Tour de France, Moises Duenas et Manuel Beltran, ne peuvent suffire à jeter le discrédit sur un pays qui a fait tester à six reprises au minimum ses sélectionnés olympiques avant les Jeux de Pékin, a-t-il poursuivi.

L'Espagne est adepte du principe de "tolérance zéro" et la nouvelle loi antidopage, adoptée en 2006, sera "appliquée avec la plus grande fermeté", a conclu Lissavetzky.

Les autorités espagnoles ont été souvent accusées de bloquer l'instruction du dossier Puerto. La fédération internationale de cyclisme (UCI) a, elle, souvent reproché au cyclisme espagnol de faire preuve de laxisme envers ses coureurs comme ce fut le cas avec Alejandro Valverde ou Iban Mayo, mis en cause par l'UCI mais protégés par leur fédération.
 

Première publication : 11/08/2008

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