Laure Manaudou a terminé septième de la finale du 100 m dos en 1 min 00 sec 10, lors des jeux Olympiques, mardi à Pékin.
Médaillée de bronze aux JO-2004 et vice-championne du monde 2007, Manaudou a pointé à plus d'une seconde de l'Américaine Natalie Coughlin, victorieuse de l'épreuve.
Coughlin a conservé son titre de championne olympique en devançant la Zimbabwéenne Kirsty Coventry et l'Américaine Margaret Hoelzer.
Quatrième la Britannique Gemma Spofforth a battu le record d'Europe de la spécialité (59.38) en faisant mieux que la Russe Anastasia Zueva lors des Championnats d'Europe en mars (59.41).
Il s'agit du deuxième revers de la star française à Pékin sur les deux distances où elle avait été médaillée en 2004.
La veille, Manaudou avait baissé les armes en finale du 400 m nage libre, sa distance fétiche sur laquelle elle détenait le titre olympique, pour terminer 8e et dernière.
Sur le 400 m et le 100 m dos, la triple championne du monde s'était qualifiée de justesse avec les huitièmes et derniers temps sélectifs, ce qui lui a valu de partir sur les deux finales de la ligne d'eau la moins favorable (N.8).
"Je suis déçue. Je me demande si ça vaut le coup de continuer. J'ai même pas envie de nager. Je sais pas. C'est vrai qu'il y a ma famille qui croit toujours en moi. C'est la seule chose qui peut m'encourager, donc, je verrai. C'est difficile de faire des courses et d'arriver 7e ou 8e. On verra...", a déclaré Manaudou au micro de France 2, à la sortie du bassin.
L'égérie de la natation française ne s'est pas arrêtée en zone de presse, qu'elle a traversée, une serviette sur la tête, en marchant lentement sans regarder les journalistes, le regard droit et le visage livide.
Après la finale du 400 m, Manaudou ne s'était pas non plus arrêtée auprès des journalistes et le directeur technique national (DTN) Claude Fauquet avait appelé dans la soirée à l'indulgence envers la grande championne.
"On n'a pas le droit de la mettre en cause. Je ne voudrais pas que l'on brûle ce que l'on a adoré. Je demande qu'on la respecte. Ce n'est pas terminé. S'il vous plaît, il faut qu'on l'entoure", avait déclaré Fauquet.
Manaudou a encore une course à disputer en individuel à Pékin, le 200 m dos, qu'elle a découvert il y a peu de temps et pour laquelle elle a décroché son premier titre sur la distance en mars lors des Championnats d'Europe à Eindhoven.














Commentaires
le fiasco manaudou
C'est dur de faire des courses et de finir 7ème ou 8ème" (sic !)
Moi, je dirais plutôt : c'est dur d'entendre des propos d'une telle naïveté juvénible, voire d'esprit impubère, de la part de quelqu'un qui a la prétention de s'affirmer comme adulte et de choisir ses options sportives, au delà de tout bon sens ou évidences.
Car, qu'est-ce qu'elle croit, Manaudou, la surdouée (et bien entrainée) qui écrasait les autres de sa classe, de ce pensaient celles qu'elles laissent loin derrière ? Que cela leur faisait plaisir, à elles, de mouliner des bras et des jambes, pour voir une gamine leur mettre 2-3 longueurs ?...
Parmi celles qui sont maintenant devant Manaudou, il y en a plein qui, il y a encore 1 ou 2 ans, étaient largement derrière elle. Et pourquoi sont-elles maintenant devant, si ce n'est que leur réaction quand elles finissaient 7ème ou 8ème, ce n'était certainement pas d'aller pleurer à la télé en déclarant vouloir rentrer chez soi, mais de se dire, de se CRIER : "la prochaine fois, c'est elle qui est 7ème, et moi devant" !
Le désastre Manaudou était éminemment prévisible lorsqu'on l'a vu pleurer à la télé (déjà !) parce qu'elle venait de perdre son titre de championne de France, devancée par Coralie Balmy (d'ailleurs, injustement oubliée pour cette finale du 400 m des JO, car ayant fini à 8 centièmes de secondes du podium, alors que Manaudou finissait, elle, à 8 secondes !).
"Ouin, ouin, Maman, elle m'a volé MON titre !"; "c'est pas juste, j'avais pas la bonne combi" (alors que Balmy avait la même et l'a battu "à la régulière"). Cette fois-ci, à Pekin, Manaudou avait la même combinaison que les autres, et le résultat fut le même (nottament d'être largement battue par Balmy).
Le propre d'un champion, c'est d'apprendre de ses échecs et d'avoir suffisamment de force de caractère pour tirer une énergie de ses échecs qui l'amène à se surpasser afin de ne plus connaître ces échecs. Ce n'est pas de s'appuyer sur son pauvre sort (dont, d'ailleurs, elle est quand même largement responsable).
En ce sens, Manaudou, si elle a un jour été une grande championne, n'en plus une. En fait, j'aurais même tendance à penser qu'elle était plutôt une "machine à nager", dans les mains de son champion d'entraineur, avec une stricte répartition des rôles : elle, les muscles de la championne, lui, le mental et la volonté du champion. Virez le champion-entraineur, et ne reste plus que la gamine pré-adolescente douée, qui nous fait sa crise pré-pubère comme une lolita qui, se croyant la reine de la cours de récré, voit sa meilleure copine porter un t-shirt de la même couleur que le sien et attirer le regard des autres garçons imberbes.
Je suis triste pour elle, et surtout, pour l'"exemple" sportif qu'elle donne. C'était bien la peine que Sarkozy la porte au pinacle et aille lui faire la bise devant les caméras de télé ! (toujours aussi clairvoyant, celui-là)
8 eme aux jeux quel echec mais l'une des 5 a 6 nageuses qui pouv
les echecs de manaudou seraient des victoires pour les autres alors? ne soignez par vos reves par procurations en enterrant leurs porteurs.Et puis apres le lynchage mediatique qu'elle a subit........merci laure d'etre la
humilité !
Bonjour,
L'humilité est une bonne et très grande conseillère. Elle permet de savoir et surtout de décider, quand il faut raccrocher le meillot de bain. Apparement cela n'a pas été le cas pour cette demoiselle, qui selon les commentaires, plaçaient la Miss Manaudou sur le plus haut podium pour 2008. Qu'avons nous pas entendu comem éloges ! Résultat? On l'a tous constater: dernière place ! A méditer pour l'avenir.
Merci
Réagir à cet article