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Les séparatistes abkhazes pro-russes lancent une offensive contre les troupes géorgiennes
L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Tchourkine, a déclaré que la Russie ne votera pas au Conseil de sécurité la résolution préparée par des diplomates de l'ONU, appelant à un cessez-le-feu.
La résolution, basée sur un plan français, appelle, entre autres, à une cessation des hostilités et au respect total de sa souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Géorgie.
La Russie a estimé que ce texte avait été présenté de façon prématurée. "Certains éléments manquent : il n'y a notamment pas de référence à l'agression géorgienne", s'est étonné Vitaly Tchourkine, avant d'ajouter : "Nous espérons participer à la mise au point d'un nouveau projet de résolution, celui-ci a malheureusement été préparé sans nous".
Lundi, la Russie a rejeté l'offre de cessez-le-feu que lui a fait parvenir la Géorgie plus tôt dans la journée, affirmant qu'elle n'était pas encline à étudier un tel document pour l'instant, selon l’agence Reuters.
Ce document, signé par le président géorgien Mikheïl Saakachvili, contient des propositions de paix. Il est soutenu par l'Union européenne (UE).
Arrivé dimanche en Géorgie, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait présenté un plan de paix pour tenter d’endiguer le conflit entre Tbilissi et Moscou.
Ce plan est axé sur trois points soutenus par l'UE, dont la France a pris la présidence en juillet : respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie, cessation immédiate des hostilités et rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement sur le terrain.
Par ailleurs, la Commission européenne a demandé ce lundi à la Russie de cesser immédiatement toutes ses actions militaires sur le territoire de la Géorgie.
Le chef de la diplomatie française et son homologue finlandais Alexander Stubb se rendent à Moscou où ils doivent s’entretenir avec le président russe Dmitri Medvedev, ainsi qu'avec son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
Le président français Nicolas Sarkozy doit se rendre mardi à Moscou pour "tenter de finaliser" l’accord de cessez-le-feu entre Russes et Géorgiens. Lors d’une conférence de presse, Mikheïl Saakachvili a affirmé que le président français se rendrait également en Géorgie mardi.
Un premier avion pour rapatrier des Français et d'autres Européens bloqués à Tbilissi doit quitter la France ce lundi.
Les combats se poursuivent
Selon les médias russes, la Géorgie poursuit ce lundi ses tirs sur Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud, malgré ses déclarations sur le retrait de ses troupes et sa proposition de cessez-le-feu.
Des roquettes géorgiennes tirées sur Tskhinvali dans la nuit de dimanche à lundi ont tué trois personnes et blessé 18 autres au sein des forces russes de maintien de la paix, affirment aussi les autorités sud-ossètes.
Le président russe Dmitri Medvedev avait qualifié dimanche de "génocide" les actions militaires de la Géorgie contre la république séparatiste d'Ossétie du Sud.
De son côté, le ministère géorgien de l'Intérieur a affirmé que lors de cette même nuit l’aviation russe a mené un raid sur la ville de Gori, située au sud de la frontière ossète, en territoire géorgien.
Un autre bombardement aérien russe aurait endommagé "légèrement" des installations radars à proximité de l’aéroport international de Tbilissi.
Invité sur le plateau de FRANCE 24, Mamuka Kudava, ambassadeur de la Géorgie en France, déclare son pays militairement impuissant face au "monstre militaire russe qui utilise tous les moyens disponibles".
Mamuka Kudava affirme que son pays n’a fait que "répondre aux provocations [russes] et aux bombardements des villages géorgiens sur place". Il dénonce une "invasion à la soviétique", faisant référence à l’Afghanistan en 1979 et ajoute que les forces russes "ont ouvert un deuxième front en Abkhazie et bombardent sans discrimination les populations et les infrastructures civiles".
Le conflit s’étend à l’Abkhazie
Le conflit entre Moscou et Tbilissi touche également le territoire indépendantiste d’Abkhazie, où la Géorgie a annoncé ce lundi avoir repoussé des attaques de rebelles séparatistes dans les gorges de Kodori, une des régions disputées.
Les Abkhazes ont, de leur côté, affirmé avoir "complètement bloqué" les soldats géorgiens postés sur les hauteurs de ces gorges.
La république d’Abkahzie, rattachée à la Géorgie, a déclaré son indépendance en 1992 mais n’a pas été reconnue par la communauté internationale.
Elle est soutenue par Moscou qui y dispose d’une force d'interposition de 3 000 hommes, déployés après un cessez-le-feu signé en mai 1994 à l'issue d'une guerre d'indépendance entre Abkhazes et Géorgiens.
L’état-major russe a par ailleurs annoncé ce lundi qu’il s’apprêtait à envoyer 9 000 soldats supplémentaires dans cette région située au nord-ouest de la Géorgie.
Militairement impuissante, la Géorgie compte sur le soutien de l’Union européenne et de l’Otan pour trouver une issue au conflit avec la Russie.
La ministre géorgienne des Affaires étrangères Eka Tkeshelashvili est attendue mardi à Bruxelles où elle doit rencontrer le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer.
Les forces russes sont intervenues en représailles de l’envoi de troupes gouvernementales géorgiennes en Ossétie du Sud, dans la nuit de jeudi à vendredi. Tbilissi cherche à restaurer son autorité dans une région dont les velléités séparatistes sont largement appuyées par la Russie.





































Commentaires (1)
Les etats unis ont ils avalises
Une question qu aucun journaliste ne s est encore pose...
Rice a rencontre le president georgien juste avant que la georgie soit intervenu militairement en osssetie du sud. Cette attaque a forcemet ete evoque ... Les etats unis ont ils avalise ... Etrange non
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