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Obsèques nationales à Ramallah pour Darwich

Dernière modification : 13/08/2008

Des dizaines de milliers de personnes ont assisté, à Ramallah, aux funérailles nationales de Mahmoud Darwich, le poète palestinien de renommée internationale décédé le 9 août dans un hôpital de Houston, aux États-Unis.

Le poète palestinien Mahmoud Darwich a été inhumé ce mercredi, lors de funérailles nationales à Ramallah. Ses obsèques étaient annoncées comme les plus imposantes depuis celles du chef historique des Palestiniens Yasser Arafat, en novembre 2004.

 

Décédé samedi dernier à Houston (Texas), sa dépouille a été rapatriée des Etats-Unis vers les Territoires palestiniens, via la Jordanie.

 

Une cérémonie officielle a été organisée dans la Mouqataa (le QG de l'Autorité palestinienne), avant l’enterrement. Vers 10 heures du matin, un défilé de diplomates et d’hommes politiques arabes commençaient à rentrer, décrit Guillaume Auda, correspondant de FRANCE 24 à Ramallah.

 

Darwich, l'un des piliers de la poésie de langue arabe contemporaine, a été inhumé près du palais de la culture de Ramallah, sur une colline d'où peut être aperçue la banlieue de Jérusalem. Raja Abou Dagga, correspondant de FRANCE 24 à Gaza, affirme que "la décision de l’enterrer à Ramallah, est temporaire, selon les autorités palestiniennes qui gardent l’espoir de l’enterrer à Jérusalem un jour, comme elles ont fait pour Abou Ammar", l’ex-président palestinien, Yasser Arafat.

 

Des gens ont fait le voyage depuis le village natal du poète, al-Birweh, rasé lors de la guerre israélo-arabe de 1948. Ils regrettent que Darwich ne soit pas enterré dans son village natal, rapporte Nadir Taha, correspondant de FRANCE 24 en Cisjordanie. "Nous avons apporté avec nous un peu de terre de son village pour qu’il lui serve d’oreiller dans sa tombe", ont-ils ajouté.

 

Une garde d'honneur a entamé la cérémonie d’obsèques dans la Mouqataa, en présentant les armes devant le cercueil, enveloppé du drapeau palestinien et porté par huit officiers. Ensuite, la dépouille du défunt a été posée dans une salle où le président palestinien lui a rendu un dernier hommage.

 

Le cercueil a été ensuite conduit vers la tombe sur un véhicule militaire dans les rues de Ramallah où des dizaines de milliers de Palestiniens ont tenu à le saluer avant qu’il ne soit transporté vers sa dernière demeure.

 

Des dizaines de milliers de personnes, en tête desquelles le président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad, étaient présentes. La France était représentée par Dominique de Villepin. Dans le reste du monde, toutes les ambassades palestiniennes ont ouvert leur porte pour recevoir ceux qui voulaient assister symboliquement à cet enterrement.

 

Un deuil national de trois jours

 

Lundi, l’Autorité palestinienne avait décrété un deuil national de trois jours à la suite du décès du poète Mahmoud Darwich, dont l'œuvre, traduite en 40 langues, retraçait les drames de l'exil et de l'occupation vécus par son peuple. En effet, rappelle notre correspondent à Gaza, le poète a aussi fait partie de l’Organisation de libération de la Palestine.

 

Toutes les factions palestiniennes, Hamas compris, ont exprimé leur chagrin face à la mort de Mahmoud Darwich, ajoute Raja Abou Dagga. "Il représente un symbole national. Personne ne pourra le critiquer après sa mort. Même s’il était critiqué durant sa vie, notamment par le Hamas parce qu’il était de gauche et pas assez religieux à leur goût ".

 

Du côté israélien, il n’y a pas eu de réactions officielles. Néanmoins, certains intellectuels israéliens, n’ont pas hésité à lui rendre hommage, comme l’écrivain A.B. Yehoshua, qui a publié un texte dimanche dans le quotidien israélien Maariv.

 

Cette fois-ci, Darwich, décédé suite à des problèmes cardiaques et à l’échec d’une opération chirurgicale, n’a pas pu dire "Mort, je t'ai vaincue", titre d’un poème qu’il avait écrit après la deuxième opération du cœur qu’il a subie en1998.

 

Il a laissé une œuvre d’une trentaine d’ouvrages qui lui a donné une notoriété internationale et plusieurs consécrations, dont le prix Lénine (ex-URSS), chevalier des Arts et des Lettres (France) et le prestigieux prix Prince Claus pour "son œuvre impressionnante", décerné par La Haye.

 

Première publication : 13/08/2008

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