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Steeve Guénot décroche la 1ère médaille d'or française

Dernière modification : 18/08/2008

Le lutteur français Steeve Guénot offre à la France sa première médaille d'or à Pékin, en s'imposant en finale de l'épreuve de lutte gréco-romaine en moins de 66 kg. Son frère Christophe remporte le bronze en 74 kg.

Steeve Guénot n'avait jamais eu autant d'amis que mercredi, jour où il a libéré la délégation française de l'obsession du "zéro médaille d'or" en remportant à Pékin la finale olympique de lutte gréco-romaine, catégorie - de 66kg.


Pour que le bonheur soit total, Christophe, son frère aîné, partenaire d'entraînement et colocataire, inspiré par la victoire du petit, décrochait quelques minutes plus tard le bronze en - de 74kg.

Habitué des petites chambrées, Steeve Guénot a vu débarquer au Gymnase de l'Université (6000 places! Le Maracana du lutteur), au fur et à mesure que la nouvelle de sa qualification pour la finale se répandait dans les sites olympiques de Pékin, des grappes de supporteurs français par l'odeur de l'or attirés après quatre jours de frustration.

Il ne les a pas déçus. Devenu favori pour le titre après l'élimination progressive des autres prétendants, notamment le tenant azeri Farid Mansurov, le jeune homme n'a laissé aucune chance à son adversaire kirghize Kanatbek Begaliev, dominé 2 à 0 (3-0, 3-1). A 22 ans, un âge très tendre pour un lutteur, Guénot devient le premier Français champion olympique de gréco-romaine depuis Henri Deglane, sacré à Paris en 1924.

Sur sa dernière prise, sans même attendre de percevoir le signe libérateur du juge, le vice-champion du monde 2007 s'offrait un saut périlleux arrière avant de courir vers un camp français déchaîné au premier rang duquel son père, arbitre de lutte, et sa mère, dirigeante d'un club de lutte, avaient du mal à contenir leur émotion.

"Je suis fier, ému. C'est le plus beau jour de ma vie... Un truc de malade", exultait-il.

Sarkozy au bout du fil

Après avoir écouté, l'air grave, la première Marseillaise des Jeux de Pékin, le nouveau champion olympique s'est immédiatement remis dans l'ambiance pour suivre le combat de son frère, nettement plus disputé que le sien mais forcément inspiré par son exploit.

"Sans lui, je ne serais rien. J'ai toujours suivi son exemple, j'ai toujours fait comme mon grand frère. J'habite avec lui, je m'entraîne avec lui", confiait Steeve, en regardant le combat à la télévision.

Et avant même de complètement réaliser ce qui venait de lui arriver, le héros du jour recevait, en pleine conférence de presse, un coup de fil de félicitations présidentielles.

"Il m'a félicité pour cette première médaille d'or française. Il espère qu'il y en aura d'autres et il m'a dit qu'il me recevrait bientôt à l'Elysée", résumait-il après avoir raccroché avec Nicolas Sarkozy.

"On n'a pas l'habitude de voir autant de monde dans notre sport, les médias, le public. Autour de nous on entendait les encouragements qui couvraient les paroles de l'arbitre. Mais bon, en septembre, après les vacances, il va falloir reprendre le boulot à la RATP", plaisantait Christophe, agent de sécurité, comme Steeve, dans le métro parisien.

Chroniquement furieux du manque d'intérêt suscité par leur sport auprès du public et des médias, les frères Guénot ont, mercredi à Pékin, pour le moins contribué à la lutte pour la lutte. Reconnaissante, l'équipe de France olympique leur doit son soulagement.

Première publication : 13/08/2008

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