Le président pakistanais Pervez Musharraf, dont le départ est réclamé par la coalition au pouvoir à Islamabad, a lancé jeudi un appel à la réconciliation nationale afin de faire face aux difficultés économiques et aux attaques islamistes.
Dans une allocution télévisée à l'occasion de la fête de l'indépendance, il n'a fait aucune allusion au projet du gouvernement de lancer contre lui une procédure de destitution.
"Si nous voulons mettre notre économie sur la bonne voie et combattre le terrorisme, nous avons besoin de stabilité politique. Sans stabilité politique, nous ne pouvons pas mener ces combats", a-t-il dit.
"Cette stabilité politique, à mon sens, ne peut être obtenue que par la réconciliation, non par la confrontation. C'est la nécessité du moment."
Les dirigeants des deux principaux partis de la coalition gouvernementale, Asif Ali Zardari et Nawaz Sharif, se sont rencontrés lundi pour dresser la liste des accusations qu'ils comptent présenter contre le chef de l'Etat.
Musharraf, au pouvoir depuis un coup d'Etat en 1999, devrait être poursuivi pour malgouvernance et violation de la Constitution.
Sharif, ancien Premier ministre et leader du deuxième parti de la coalition, est considéré comme l'initiateur des actions visant à destituer le président qui l'avait chassé du pouvoir il y a neuf ans.
Au moins la moitié des membres des deux chambres du Parlement doit voter en faveur de la procédure de destitution ("impeachment") pour qu'elle soit enclenchée. La destitution elle-même doit être entérinée par une majorité des deux tiers.
En tant que chef de l'Etat, Musharraf a la possibilité de dissoudre le Parlement mais son parti a fait savoir qu'il n'appuierait pas une telle initiative.
Des élus de l'ancien parti présidentiel auraient également demandé au chef du premier parti du pays, Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto, de s'engager à abandonner les poursuites contre Musharraf si celui-ci venait à quitter de lui-même ses fonctions.














Commentaires
Un simple débat,
Simplement parce que l’ingérence est tout sauf souhaitable,
Le Pakistan à surtout besoin de stabilité dans un contexte ou il ne s’agit pas de donner des ordres mais de gouverner dans une situation assez exceptionnelle.
Chez les militaires (à moins d’être des voyous) bien que inscrit dans les manuels dans une forme que les insensés trouvent idiote, le simple soldat trouve rapidement/instantanément ce qu’un Pr. trop intelligent mettra des années à trouver (Cf. Secteur 29 Ouagadougou non loin d’un avocat).
Seulement avant d’être moi-même prit à contre partie par Oncle Georges Bush, pour raison d’avoir moi-même pris l’Europe à contre partie dans les années 1990, le contexte constitutionnel Pakistanais doit être cependant respecté.
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