Espagne - Juan Carlos
Le consensus sur la monarchie espagnole se fragilise
Vendredi 15 août 2008
Le prince héritier espagnol est-t-il assis sur un château de cartes ? C'est ce qu'indique le quotidien de centre-droite El Mundo, qui a publié un sondage sur la monarchie espagnole, à l'occasion des 30 ans de la démocratie hispanique.
Vendredi 15 août 2008
Par Adeline Percept, correspondante FRANCE 24 à MadridCertes, les sondés se disent en majorité "juan-carlistes" [soutenant le roi Juan Carlos], attribuant un honorable 7,5 sur 10 au roi pour son action depuis le début de son règne. Mais l'institution monarchique, elle, laisse les Espagnols de marbre. 57,9 % se déclarent "indifférents" face au régime, qu'il soit monarchique ou républicain.
"Les citoyens sont avant tout des pragmatiques. Ils jugent le travail fait plutôt que l'institution", souligne, rassurant, l'un des éditorialistes du journal Antonio Gala.
Mais quand le sondage aborde la question de la succession, les chiffres deviennent franchement inquiétants pour la monarchie. Moins de la moitié des Espagnols (48,5 %) soutiennent son accès au trône sans consultation. Ils sont 42,3 % à souhaiter que la succession de Juan Carlos soit soumise à référendum.
"On attend le fils au tournant, explique Jorge Verstrynge, professeur de sciences politiques à l'université Complutense de Madrid, critique de la monarchie. Il y a actuellement une grande déception face au rôle du couple princier. Jeune, journaliste, divorcée, ayant déjà avorté : la princesse Letizia aurait pu insuffler un vent de changement au sein de la famille royale. Cela n'a pas été le cas."
La monarchie espagnole a subi de vives critiques durant l'année écoulée, notamment quand des effigies du roi ont été brûlées par des indépendantistes catalans devant les caméras, en septembre 2007. Jusqu'ici, le mouvement anti-monarchiste semblait cantonné à l'extrême gauche, aux indépendantistes et à l'extrême droite.
Mais, selon Jorge Verstrynge, "les Espagnols sont de plus en plus critiques face au fait que le poste de chef de l'Etat soit héréditaire. Le phénomène touche les professeurs, les étudiants, et des couches plus modestes de la société. Ce qui ne va certainement pas s'arranger avec la crise économique."
Consultez l'article d'El Mundo
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin


25/08/2008 12:21:53 Signaler un abus
Roi.............President....la difference?
Par Nesrine - Alger
Posons un regard sur le monde, regardons tout ce qui se déroule au tour des élections présidentielles, regardons tout ces sondages pour essayer de deviner qui sera plus ou pas apprécie et qui saura dirige le pays, ... souvent comme le cas de la France le ridicule ne manque pas.
Lorsque une monarchie tel que celle Angleterre ou d'Espagne on ne s'en doute pas que les futurs rois soient brillants par leurs études, par leurs expériences aussi, un jeune prince a certain vécu en relationnel et diplomatie beaucoup plus développer que de celui qui a tout fais pour devenir un jour président, un roi lui emportera avec lui ton sa tombe la conscience d'avoir fais ou pas le meilleur pour l'héritage de sa famille, une conscience transmise depuis la naissance,... alors qu'un président comme Bush ou Sarko non certainement pas le remord de faire ce qu'il font même après l'avoir fais,
Il est temps de laisser les choses tel quelles sont, ..si toujours le bon candidat au bon moment avec les bonnes idées se representait peut être bien que cela vaudrait la peine du changement... mais moi je vois le cas ici en Algérie...alors mes chers voisins espagnoles vive votre roi et le futur roi.....conseil de la voisine.