Dernière modification : 21/08/2008 

- Pakistan - Pervez Musharraf


Pakistan : l'après Musharraf
Le général Pervez Musharraf, allié ambigu de Washington, a préféré renoncer au pouvoir que d'affronter la procédure de destitution. Faut-il s'attendre, désormais, à une plus grande instabilité dans la région ? (Partie 1/2)

 
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Le président pakistanais Pervez Musharraf a annoncé sa démission le 18 août, devançant la menace que faisait peser sur son mandat la procédure de destitution lancée par la coalition au pouvoir.

Mais cette démission ne mettra pas un terme à l’instabilité qui affecte le pays depuis plus d’un an, pense Mariam Abou Zahab, chercheuse au CERI et invitée sur le plateau du Débat de France 24. “La coalition au pouvoir résulte d’une alliance de circonstance contre Musharraf, la question est de savoir maintenant si elle va tenir", précise-t-elle.
 
L’agravation de l’instabilité dans ce pays doté de l’arme nucléaire n’inquiète cependant pas une autre invitée du Débat, Pauline Garaude. "Il n’y a pas de raison de s’affoler", assure l’auteure du livre "Faut-il avoir peur du Pakistan ?". "L’arme nucléaire est très bien gardée. Penser qu’elle puisse tomber entre les mains des islamistes est un pur fantasme".

Sur le plan international, la démission du président pakistanais annonce des changements dans les relations diplomatiques. " Washington perd son "dictateur préféré", ironise Eric Margolies, un journaliste spécialiste du Pakistan, avant d’ajouter : "Les Etats-Unis vont devoir essayer de travailler avec la coalition, tout en finançant une politique (de lutte anti-terroriste) qui leur soit favorable…"

 
 
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Commentaires (1)

Entre parenthese

Qui a rajoute "de lutte anti-terroriste" dans les commentaires d'Eric Margolis?

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