Dernière modification : 18/08/2008 

- Afrique du Sud - Zimbabwe


Pas d'accord concernant le Zimbabwe à Johannesburg
Les chefs d'États des pays la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), réunis à Johannesburg, ont conclu leur sommet dimanche sans être parvenus à un accord sur un gouvernement d'unité nationale au Zimbabwe.

Consultez notre dossier consacré à l'élection présidentielle au Zimbabwe.

 

Le parti Zanu-PF du président Robert Mugabe et celui de son principal opposant ne sont toujours pas parvenus à un accord sur le partage du pouvoir au Zimbabwe, a déclaré dimanche un porte-parole de l'opposition alors que prenait fin un sommet régional à Johannesburg.

 

La Zanu-PF et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai cherchent à trouver une issue à la crise politique qui paralyse le Zimbabwe depuis la réélection contestée de Mugabe en juin dernier.

 

"Il n'y a toujours pas d'accord", a dit George Sibotshiwe, porte-parole de Tsvangirai, sans donner de précisions.

 

En début de journée, Tsvangirai avait déclaré que les tractactions menées en Afrique du Sud sous la pression de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) se déroulaient "très bien".

Le président sud-africain Thabo Mbeki a indiqué ensuite que des responsables de la commission des affaires politiques et militaires de la SADC poursuivraient les discussions sur le Zimbabwe après le sommet, qui s'est achevé dimanche.

 

Les dirigeants de la SADC veulent "une conclusion rapide" des négociations, a ajouté Mbeki, que la communauté régionale a chargé d'une médiation entre les parties zimbabwéennes.

Les négociations portent sur la répartition des pouvoirs réels entre Mugabe, président depuis 28 ans, et Tsvangirai, qui deviendrait son Premier ministre.

 

Samedi, les deux rivaux avaient participé à une séance de travail de près de cinq heures de la SADC qui portait sur l'examen d'un projet d'accord, ont indiqué des diplomates. Mais leurs positions respectives ne semblent pas avoir évolué sur le point de savoir qui dirigera effectivement le pays.

 

Les voisins du Zimbabwe, qui craignent tous les conséquences d'une persistance de son blocage politique et de son déclin économique, donnent des signes d'impatience. Le président botswanais Seretse Khama Ian Khama boycottait le sommet.

 

Des millions de Zimbabwéens ont fui leur pays, où se conjuguent un taux d'inflation supérieur à deux millions pour cent, un chômage massif et des pénuries de produits de première nécessité.

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