Le président polonais Lech Kaczynski a assuré mardi que la Russie ne pourra plus rien "dicter" à la Pologne, qui a décidé d'accueillir sur son sol des éléments du bouclier antimissile américain.
"Personne ne peut dicter à la Pologne ce qu'elle doit faire, c'est du passé", a déclaré le président, dans un discours télévisé à l'occasion de la signature mercredi à Varsovie de l'accord sur le bouclier.
"Chacun de nos voisins doit désormais vivre en sachant que notre patrie ne se laissera pas intimider", a déclaré le président. Lech Kaczynski n'a pas pas prononcé le mot de Russie, mais la référence au "passé" rappelait que la Pologne a été pendant près de 50 ans un satellite de l'URSS pendant le communisme.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est arrivée mardi soir à Varsovie où elle signera mercredi matin un accord sur l'implantation en Pologne d'éléments du bouclier antimissile américain, source de tensions entre la Russie et l'Occident qui s'affrontent déjà autour du conflit en Géorgie.
"Personne ne doit avoir peur, s'il a de bonnes intentions envers nous ou envers l'Occident", a déclaré le président, en soulignant qu'il s'agissait d'un système défensif destiné à protéger les Etats-Unis et les pays de l'Otan.
Les Etats-Unis vont ainsi pouvoir installer sur le sol polonais à l'horizon 2012 dix intercepteurs capables de détruire en vol d'éventuels missiles balistiques à longue portée.
Ce système est lié à un puissant radar qui sera installé en République tchèque. L'accord avec Prague a déjà été signé le 8 juillet. Ces éléments font partie d'un vaste projet destiné à protéger le territoire américain d'éventuelles menaces de pays imprévisibles comme l'Iran.
Moscou considère le bouclier comme une menace à sa sécurité et met en garde la Pologne qu'elle riposterait par un redéploiement de ses forces.
















Commentaires
POLOGNE-OTAN
Messieurs les russes, redéployez ce que vous voulez maintenant vous l' avez dans le c........By-By !
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