- Condoleezza Rice - Géorgie - Otan - Russie
Le Conseil de sécurité de l'ONU examine ce mardi un nouveau projet de résolution sur la Géorgie, appelant au respect de l'intégrité territoriale du pays et au retrait immédiat des troupes russes.
Ce nouveau texte, qualifié par Philippe Bolopion, correspondant de FRANCE 24 à New York de "très court et très sec", "exige le respect complet et immédiat de l'accord de cessez-le-feu auquel les parties ont souscrit", ainsi que "le retrait immédiat des forces russes derrière les lignes qu'elles tenaient avant le déclenchement des hostilités et le retour des forces géorgiennes à leurs cantonnements habituels."
Pour Philippe Bolopion, "c’est une façon pour les puissances occidentales de rompre les négociations qui avaient lieu avec la Russie sur un autre projet de texte, plus modéré, et sur lequel la Russie faisait des difficultés." Il rappelle qu’il est rare que le Conseil de sécurité pousse un pays au veto de la sorte et ajoute que "c’est une façon de montrer que qu’il y a eu trop de promesses russes qui n’on pas été tenues et que ce n’est plus acceptable."
L’Otan durcit le ton envers la Russie
Plus tôt dans la matinée, les membres de l’Otan avaient déjà durci le ton vis-à-vis de la Russie, dénonçant le fait que la Russie n’avait toujours pas retiré ses troupes de Géorgie. Ils ont sommé Moscou de remplir pleinement les engagements pris lors du cessez-le-feu, signé le 16 août.
Dans une déclaration conjointe à l’issue d’un sommet à Bruxelles, les 26 membres de l’Alliance ont averti Moscou que ses relations futures avec l’Otan dépendaient désormais "d’actions concrètes" de sa part.
A cette affirmation, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réagi, estimant que la déclaration adoptée par les pays membres de l'Otan n'était "pas objective". Il a en outre déclaré que le retrait des troupes russes dépendait du retour des troupes géorgiennes à leurs bases et devrait prendre "trois ou quatre jours".
Le président russe Dmitri Medvedev a affirmé à son tour au président français Nicolas Sarkozy que "le retrait des troupes russes sera achevé les 21 et 22 août, à l'exception d'un effectif de 500 personnels (...) prévu par l'article 5 de l'accord du 12 août" sur le cessez-le-feu.
Malgré ses engagements, la Russie n’a pas retiré ses troupes de la république indépendantiste d’Ossétie du Sud.
Le représentant russe à l’Otan a affirmé mardi matin que les troupes russes entamaient leur retrait. Mais selon notre envoyé spécial à Tbilissi, Robert Parsons, "aucun mouvement de troupe n’est visible". Il ajoute : "Il n’y a absolument aucune preuve" du départ des soldats russes des provinces séparatistes d’Ossétie du Sud, d’Abkhazie ou du cœur du territoire géorgien.
































