La police mauritanienne a interpellé jeudi dans le nord du pays Yahya Ould Ahmed Waghf, le Premier ministre renversé par le coup d'Etat du 6 août, a annoncé le Front national pour la défense de la démocratie, une coalition de partis opposés au putsch.
"Yahya Ould Ahmed Waghf se rendait à Nouadhibou (nord) avec une mission du Front national pour la défense de la démocratie, pour un meeting politique à Nouadhibou (capitale économique) prévu dans l'après-midi", a déclaré à l'AFP El Hassan Ould Keihil, membre de la coordination du Front.
"La gendarmerie l'a interpellé à l'entrée de Nouadhibou et l'a remis à la police qui le conduit en ce moment vers la capitale", a ajouté la même source.
Le chef du gouvernement avait déjà été arrêté le 6 août, au moment du coup d'Etat qui a renversé le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, puis libéré cinq jours plus tard.
Sidi Ould Cheikh Abdallahi reste toujours privé de liberté, en résidence surveillée.
Le premier président démocratiquement élu (en mars 2007) du pays a été renversé le 6 août par un coup d'Etat mené par le commandant de la garde présidentielle, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qu'il venait de limoger en même temps que trois autres généraux.
Mercredi soir, M. Ould Waghf a affirmé sur la chaîne arabe Abu Dhabi TV "qu’il y avait un putsch qui était en préparation pour le 19 août" et que le président Ould Cheikh Abdallahi n'avait fait qu'"anticiper" ce coup d'Etat en limogeant les chefs des armées, le matin du 6 août. Quelques heures plus tard, le président était renversé.
La semaine dernière, M. Ould Waghf avait refusé de reconnaître la nomination par le chef de la junte d'un diplomate, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, au poste de Premier ministre, et avait annoncé qu'il ne se prêterait pas à une passation de pouvoirs.














Commentaires
Chaque chose en son temps, nous enseigne l'Ecclésiaste.
Le plus Grand Homme de tous les temps, Jésus-Christ, a gardé le silence absolu devant ses persécuteurs.
Chaque chose en son temps, nous enseigne l'Ecclésiaste.
En pareilles circonstances, la prudence recommande la sérénité et le détachement vis-à-vis des choses pour éviter la survenue du pire. Celui qui est présenté comme mauvais pourrait se révéler être le meilleur demain et ce, par comparaison; ce n'est pas exclu. Alors, il ne sert à rien de positif de s'attirer sur soi la colère des autres surtout lorsqu'il s'agit de questions aussi importantes que celles relatives à la vie d'une Nation. Je demanderais à l'ancien Premier Ministre de ne point jouer à la résistance mais d'observer la règle du silence pour le moment. Si sa vie lui importe peu dorénavant, il a bien des descendants qui ont encore fortement besoin de lui. Le moment viendra pour lui de s'organiser pour retourner à la conquête du pouvoir. Le plus Grand Homme de tous les temps a gardé le silence absolu devant ses persécuteurs. Et pourtant ! ! !
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