Mardi 02 décembre 2008

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La rentrée du gouvernement français

Jeudi 21 août 2008

Le président français Nicolas Sarkozy réunit, ce jeudi matin, le gouvernement pour le Conseil des ministres de rentrée. Le programme est chargé, dans un contexte de crise économique et après la mort de 10 soldats en Afghanistan.

Jeudi 21 août 2008

PARIS, 20 août (Reuters) - "Les difficultés, il faut les
affronter avec sang-froid". Cette devise, forgée en des temps
meilleurs, sera le meilleur allié de Nicolas Sarkozy pour cette
rentrée marquée par l'adversité sur les fronts économique et
diplomatique.

 

Conjoncture asthénique, drame en Afghanistan, crise
géorgienne, défiance des Français, préoccupés par l'érosion
continue de leur pouvoir d'achat: le chef de l'Etat réunit jeudi
le premier conseil des ministres de l'acte II du quinquennat
sous de noirs auspices.

 

L'immobilisme frileux serait la pire des réponses aux
circonstances, souligne-t-on à l'Elysée et à Matignon où le mot
d'ordre reste inchangé : tenir bon le cap des réformes "pour
recueillir les premiers souffles d'une croissance qui ne
manquera pas de revenir", selon les termes de François Fillon.

 

"Vous êtes impatients, nous aussi!", clamait - quelque peu
maladroitement ? - la campagne du gouvernement sur le pouvoir
d'achat.

 

Dans l'attente d'une embellie, que les économistes ne
prévoient désormais qu'à l'horizon 2010-2011, l'exécutif doit se
résoudre à un court terme douloureux. Et le dire, soulignent les
analystes, qui mettent en avant l'irénisme des Français,
fatalement rompus à la grisaille sous le contrecoup de la crise
économique mondiale.

 

"Je sais où je vais", aime à répéter Nicolas Sarkozy.

 

La "feuille de route" de rentrée traditionnellement confiée
aux ministres sera de nouveau écrite à l'encre volontariste :
aussi forts que soufflent les vents mauvais, le second semestre
sera celui des réformes de structure pour redonner à la France
la compétitivité qui lui fait défaut et relancer l'activité.

 

François Fillon recevra par ailleurs fin août et début
septembre chacun des ministres pour faire un point d'étape et
fixer les priorités des prochains mois.

 

Il y a un an, Nicolas Sarkozy promettait d'aller "chercher
avec les dents" le point de croissance manquant. Aujourd'hui,
l'exécutif veut parer au spectre de la récession en n'espérant
pas mieux qu'une croissance de 1% sur l'année.

  

UN COUPLE EXECUTIF PLUS EN PHASE

 

"J'entends dire qu'il faut changer de politique économique.
Je vais vous dire qu'il faut surtout faire preuve de
sang-froid", a déclaré lundi François Fillon à l'issue d'une
réunion sur la conjoncture à Matignon, conseil des ministres
avant l'heure.

 

Loi sur l'intéressement et la participation, loi sur le
revenu de solidarité active, loi sur la mise en oeuvre du
Grenelle de l'environnement, loi de programmation militaire, loi
pénitentiaire, loi de programmation pour l'Outre-Mer, loi de
programmation sur la sécurité intérieure, loi sur le logement.

 

Le programme est tel que Nicolas Sarkozy a convoqué le
Parlement le 22 septembre pour une session extraordinaire et
"accélérer" la mise en oeuvre de mesures - prime transport,
prime à la cuve... - susceptibles d'améliorer le pouvoir d'achat
des plus modestes après le "paquet fiscal" de l'été 2007, qui a
considérablement ponctionné les caisses de l'Etat.

 

Lors de la précédente rentrée, la ministre de l'Economie,
Christine Lagarde, avait osé le mot tabou de "rigueur". L'option
est toujours bannie, mais dans les faits, elle s'insinue sous le
couvert d'une "gestion rigoureuse" des dépenses publiques, avec
l'objectif pour l'heure inchangé de ramener le déficit public de
la France à 2% du PIB en 2009.

 

La "rationalisation" sera ainsi au rendez-vous dans
l'Education nationale, où la reprise s'effectuera avec 11.200
postes en moins.

 

Nicolas Sarkozy et François Fillon, dont les cotes
atteignirent jusqu'à 69% et 63% fin août 2007 alors qu'elles
affleurent désormais 40%, ont paradoxalement pour atout
d'affronter ces défis plus unis qu'il y a un an, du moins dans
une répartition des rôles plus conforme à l'esprit de la Ve
République.

 

Les divisions des socialistes, qui souffrent d'un déficit
d'image préoccupant dans l'opinion, et la cohésion retrouvée -
mais toujours fragile - de la majorité devraient leur simplifier
la tâche.

 

Le 21 août 2007, le chef de l'Etat comparait François Fillon
à un "collaborateur" alors que l'entourage elyséen s'ingéniait à
prendre de vitesse et à faire de l'ombre au Premier ministre.

 

Le couple exécutif s'est rééquilibré depuis lors et l'agenda
diplomatique chargé de Nicolas Sarkozy, aux commandes de l'Union
européenne, devrait laisser plus de champ libre à François
Fillon - il est vrai plus souvent en première ligne dès que le
temps tourne à l'orage.


 

  • 24/08/2008 11:38:38 Signaler un abus

    Arrêtez de sangloter sur votre sort, ce n'est pas digne !

    Depuis 30 ans, par total manque de courage les gouvernements successifs n'ont cessé de dilapider sans jamais s'atteler aux réformes nécessaires, finançant la paix sociale par d' invraisemblables cadeaux sociaux à coup d'impôts, détruisant ainsi le tissus économique et industriel en le forçant à délocaliser ou a déposer le bilan, masquant le chômage par un nombre dément d' emplois administratifs, créant une charge si lourde, creusant un trou si important que nous avons même du mal à rembourser seulement les intérêts.
    Et vous en voulez encore ?
    Depuis 30 ans s'est installée par veulerie l'idée que les patrons donc les riches étaient des voleurs et qu'il fallait les plumer.
    Résultat: Les performants sont partis...ils ont bien fait.
    Aujourd'hui la France est dans un état pitoyable, les entreprises restantes ne sont plus concurrentielles et ça vous étonne ?
    Depuis 30 ans les Français font les beaux, pintarisent, se vantent d'avoir le meilleur niveau social au monde...tout ça sans une tune, à crédit !
    Irresponsables comme tous ceux qui vivent au dessus de leurs moyens, ce qui conduit inévitablement à l'huissier, à la saisie, à la rue.

    Il va falloir revenir sur terre les gars !
    Rien ne vous est dû, ou alors demandez des comptes à Dieu si vous croyez au père noël.
    Allez au boulot, comme les voisins qui aujourd'hui nous dépassent, un peu de courage que diable !
    Vos patrons sont des profiteurs ? Quittez les, montrez que vous êtes des adultes, créez votre emploi !
    Améliorez vous même votre pouvoir d'achat, vous n'aurez plus à implorer en tendant la main.
    Un peu de courage que diable, ce sera toujours plus digne que de sangloter en permanence.

    Aujourd'hui un gouvernement courageux est en place, multiplie les réformes que tous nos voisins ont déjà faites. Le résultat ne peut pas s'obtenir de suite vu l'état de faiblesse du pays, surtout en pleine crise mondiale.
    Sarkozy fait exactement ce pour quoi il a été largement élu, heureusement car il n'y avait vraiment personne de compétent en face et qu'aujourd'hui nous serions dans un désastre avec miss géométrie variable.
    Ne rêvez plus, des coupes sombres il y en aura forcément, simplement pour se remettre au niveau des autres pays.
    Le pouvoir d'achat baisse de 2% ? La belle affaire, d'autant plus que ce n'est même plus vrai avec la déflation en cours.
    Réduisez la voilure, moins de portables, moins de crédits conso, moins de Lotos solitaires ou morpions, moins de café, moins de clopes, moins d'apéros et vous verrez, ça fait vite un 13eme mois...à condition de savoir compter évidemment.
    Nos vrais pauvres sont les plus riches du monde, ce n'est pas parfait mais c'est quand même un constat.

  • 23/08/2008 01:44:40 Signaler un abus

    On a faim! on se les gèle, la culture et les congés: ceinture!

    Travailler plus et pour moins de pouvoir d'achat et une retraite repoussée aux calandres grec, voilà la réalité pour nous les petits salariés de l'hôpital et dans le monde du travail plus largement..
    Nous sommes heureux de constater le ton rassurant du pouvoir en place, mais ces gens là, nourris par notre sueur touchent des salaires princiers pour orienter et décider pour nous, sans compter les avantages divers et variés,( à droite et à gauche) et!!! le panier de la ménagère est presque vide.
    Vu les avantages dont ils disposent, ils n'envisagent pas de partir à la retraite de sitôt...Normal!!
    Par contre, si nous devions les payer au rendement, ou à l'efficacité, il y a longtemps qu'ils devraient aller chercher un autre job;
    (Moi aussi, je sais où je vais!!, dans mon jardin faire quelques patates pour améliorer notre quotidien).
    Leurs salaires et indemnités diverses et leurs retraites d'élus les mettent à l'abri des augmentations des prix des produits de base, alors que nous nous n'avons de cesse de nous serrer la ceinture..

  • 22/08/2008 15:47:50 Signaler un abus

    les dépenses publiques

    une bonne gestions des dépenses serai en effet de "rigueur"...
    ce n'est pas en imposant d'avantage les classes en difficultées que l'on va combler le manque à gagner causé par nos people ...
    genre les allocs que touchent des gens comme Johnny ... en ont-ils besoin ? non mais en attendant lui et ses potes ne se privent pas pour fleurter avec les failles du système, que seul qq privilégies continuent d'exploiter, sans morale aucune.

    vivement une vraie "réforme"

  • 21/08/2008 08:54:33 Signaler un abus

    UN ORAGE

    Oui un orage, du vent qui va de la tempête à l'ouragan et tout s'envole depuis longtemps avec se gouvernement
    mais l'ouragan y était déjà avant.Derrière un bureau ils sont "souriant" mais ou fond d'eux ils sont comment, pas certain d'y arriver à nous démontrer que leur stratégie et bonne. La croissance, nous la décadence.Comme me disait hier un retraité je touche une petite retraite avant je payais pas d'impôts et comme les tranches ont changés je doit payé 300€ c'est ça le pouvoir d'achat.

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