Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Retour à la terre, avec le paysan-philosophe Pierre Rabhi

En savoir plus

POLITIQUE

France : "La principale opposition au gouvernement, c’est le groupe socialiste !"

En savoir plus

POLITIQUE

France : "On est dans une séquence du quinquennat très difficile"

En savoir plus

FOCUS

Journée internationale des migrants : l'Italie confrontée à de plus en plus d'enfants

En savoir plus

FACE À FACE

Discours sur l'immigration : François Hollande à la reconquête de la gauche ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'œuvre lumineuse d'Olafur Eliasson éclaire la Fondation Louis Vuitton

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile indienne affiche sa solidarité avec le Pakistan

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

De plus en plus de réfugiés affluent au Niger

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Cyberattaque de Sony : quand les hackers deviennent des terroristes

En savoir plus

Doublé français en VTT à Pékin

Dernière modification : 26/08/2008

Les VTTistes tricolores ajoutent deux médailles au tableau de la délégation française aux JO. Julien Absalon, médaillé d'or à Athènes en 2004, conserve son titre en dominant la course. Jean-Christophe Péraud se classe second.

 
Champion olympique à Athènes, Julien Absalon seul français à avoir conservé à Pékin sa couronne individuelle, s'inscrit comme le grand maître de la tradition française du cross-country depuis la victoire en 2000 de Miguel Martinez.
  
A 28 ans, le Vosgien, originaire de Raon-aux-Bois, s'est déjà fixé un nouvel objectif: briller une dernière fois, dans quatre ans à Londres. Il pourrait mettre ainsi un terme à une exceptionnelle carrière qui l'a déjà vu tout remporter, notamment quatre titres mondiaux de suite (2004 à 2007).
  
L'amour d'Absablon pour le VTT est venu un peu par hasard. Au détour des promenades avec un voisin et ami dans les forêts vosgiennes. Sur des sentiers défoncés. Julien qui fréquente alors beaucoup les tatamis, a 15 ans, son vélo pèse des tonnes mais déjà il s'amuse...
  
Absalon n'est pas un passionné par le travail. Il n'a pas encore l'ambition de devenir le numéro un. Mais les kilomètres s'enchainent dans les bois et ils ont une utilité: se rendre chez Emilie, celle qui deviendra son épouse, et retour.
  

Le plaisir avant tout
  
Ses progrès sont étonnants, rapides. Après seulement quelques mois, il est sélectionné par le Comité de Lorraine pour les Championnats de France. L'anecdote de ses débuts fait encore sourire: son vélo était tellement pourri, il faisait tant pitié, qu'on lui a prêté une monture.
  
Le Vosgien termine quatrième de cette course. Et a démontré qu'il a des capacités. D'ailleurs il gagne d'autres courses, intègre une formation de VTT puis l'équipe de France où il se lie avec un autre garçon d'avenir, Nicolas Vouilloz, descendeur.
  
Trois ans plus tard, c'est le moment de la première consécration. Pour son copain Nicolas. Pour lui. Les deux sont champions du monde juniors de leur spécialité. Avec pour maître mot désormais la détermination, celle de la victoire.
  
Le secret d'Absalon, c'est qu'il s'amuse sur son vélo. Il a du talent mais veut surtout prendre du plaisir. Tout en suivant précisément les conseils des entraîneurs. Il veut progresser et se donne les moyens d'apprendre les règles du haut niveau. Il est très méthodique.
  

"Les idées en place"
  
En 1999, c'est le coup dur physique, une double fracture ouverte après une chute en bicross. Ce ne sera qu'un simple arrêt car il revient pour terminer toujours plus fort, quatrième des Mondiaux espoirs, et se voir proposer un contrat professionnel de deux ans pour poursuivre son ascension.
  
En espoirs, les trophées nationaux, européens, mondiaux s'amoncellent. Seulement son papa décède. Il a 21 ans et dit n'avoir plus la force de remonter sur un vélo. Il faudra la conviction d'Emilie et de ses proches pour qu'il revienne et conserve son maillot arc-en-ciel.
  
A Athènes en 2004, c'est d'ailleurs à son père qu'il dédiera son triomphe olympique. A l'arrivée, il pointe un doigt vers le ciel. Mais avant cette consécration, pour sa première année en élite en 2003, il aura remporté son premier classement général de la Coupe du monde.
  
L'ascension ne s'est pas arrêtée après la Grèce. Absalon a collectionné titres français, européens ou mondiaux. Et a connu une seule désillusion lors des derniers Mondiaux qu'il a perdus. En juin. "C'est une bonne chose, ça lui a remis les idées en place", avait commenté son entraîneur, Gérard Brocks.
  
Pékin lui a donné raison.
  

Première publication : 23/08/2008

COMMENTAIRE(S)