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Menaces sur les côtes ouest-africaines

Dernière modification : 24/08/2008

L'élévation du niveau des océans provoquée par le changement climatique devrait modifier, d'ici la fin du siècle, la topographie des 4 000 km de côtes ouest-africaines où plusieurs villes sont menacées de disparaître sous les eaux.

L'élévation du niveau des océans provoquée par le changement climatique va redessiner d'ici la fin du siècle les côtes ouest-africaines sur 4.000 km, du Sénégal au Cameroun, menaçant de disparition des villes, ont averti cette semaine des experts réunis en conférence à Accra.

 

"Les pays les plus menacés sont la Gambie, le Nigeria, le Burkina Faso et le Ghana", a déclaré à l'AFP Stefan Cramer, spécialiste de la géologie marine et responsable de la fondation écologiste allemande Heinrich Boll au Nigeria.

 

Une hausse du niveau de la mer de 2 cm par an suffirait à dévaster de vastes bandes de terre dans les zones côtières fragiles d'Afrique de l'Ouest, surtout dans les deltas densément peuplés, a-t-il estimé.

 

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (Giec), mandaté par les Nations unies, tablait initialement sur une montée du niveau de la mer comprise entre 18 cm et 59 cm d'ici la fin du siècle par rapport à 1990, mais il a renoncé dans son dernier rapport publié en novembre 2007 à Valence (Espagne) à donner une valeur limite à la hausse prévisible du niveau des océans.

 

Selon de récentes études, les glaciers du Groenland pourraient fondre beaucoup plus rapidement que prévu, sous l'effet du changement climatique, accélérant ainsi la montée du niveau des océans.

 

Parmi les villes les plus menacées, figureraient Banjul, la capitale de la Gambie, et Lagos, la capitale économique du Nigeria, où habitent plus de 15 millions de personnes. Certaines parties de cette ville, situées en-dessous du niveau de la mer, sont déjà fréquemment inondées.

 

Les installations pétrolières situées dans le delta du Niger, dans le sud du Nigeria, sont aussi particulièrement vulnérables, selon Stefan Cramer.

 

Au Ghana, 1.000 km2 de terres arables ont déjà été perdues dans le delta de la rivière Volta du fait de la montée de l'océan, a rappelé Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), lors de l'ouverture jeudi de la conférence de l'ONU sur le climat à Accra, qui se tient jusqu'à mercredi.

 

Le phénomène est amplifié par les tempêtes tropicales de plus en plus violentes.

 

Autre menace sérieuse, la progression des eaux marines salées dans l'intérieur des terres agricoles fertiles.

 

"Cela va rendre l'eau non potable et inutilisable pour l'agriculture, contribuant à l'insécurité alimentaire dans la région", a souligné George Awudi, coordinateur du programme des Amis de la terre au Ghana.

 

Pour faire face à la menace, les experts excluent la possibilité de construire des digues, une option jugée inefficace et trop coûteuse.

 

"Le plus judicieux serait de se déplacer vers les terres plus élevées, mais ce serait vraiment difficile, spécialement pour le Nigeria parce que cela implique qu'il renoncerait à ses centres économiques à Lagos et à ses exploitations pétrolières dans le delta", a commenté Stefan Cramer.

 

Le déplacement "est une option que l'on ne peut pas envisager à cause de ses implications économiques, sociales et culturelles", a estimé pour sa part George Awudi.

 

Il faut s'attaquer à la racine du problème plutôt que de réfléchir à la façon de s'adapter à ses conséquences, a-t-il jugé.

 

"Les pays industrialisés doivent prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre" (GES), a-t-il ajouté.

 

Mais même en réduisant de façon drastique les émissions de CO2, les experts estiment que le niveau des océans continuerait de monter pendant encore 50 à 100 ans.

 

Première publication : 23/08/2008

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