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Des puces électroniques pour contrer les kidnappings

Dernière modification : 23/08/2008

De riches mexicains se font implanter de minuscules émetteurs dans le corps pour pouvoir être localisés en cas d'enlèvement. Le nombre de kidnappings a augmenté de près de 40 % entre 2004 et 2007.

QUERETARO, Mexique, 22 août (Reuters) - Des Mexicains aisés, très inquiets de la forte augmentation du nombre d'enlèvements, dépensent des milliers de dollars pour se faire implanter sous la peau des émetteurs miniaturisés afin que des satellites puissent les localiser en cas de malheur.

 

 

Le nombre d'enlèvements a augmenté de près de 40% entre 2004 et 2007, indiquent les statistiques, et le Mexique figure ainsi, avec des pays comme l'Irak ou la Colombie, parmi les régions où l'on risque le plus de se faire enlever. Le récent enlèvement suivi de l'assassinat de Fernando Marti, 14 ans, fils d'un homme d'affaires connu, a soulevé une vive émotion.

 

 

De plus en plus de personnes demandent à se faire implanter la puce produite par l'entreprise mexicaine Xega dont les ventes ont progessé de 13% cette année et qui affirme compter plus de 2.000 clients.Ses détracteurs affirment que la puce n'est qu'un gadget inutile.
 



GADGET TAPE-A-L'OEIL?
 



Cristina, 28 ans, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, explique que, tout comme sept autres membres de sa
famille, elle s'est fait implanter cette puce, pas plus grande qu'un grain de riz.  "Ce n'est pas que nous soyons des gens fortunés, mais ils vous enlèvent pour une montre (...) Tout le monde vit dans la peur", dit-elle. La puce coûte 4.000 dollars auxquels s'ajoutent les 2.200 dollars de l'abonnement annuel.

 

Xega, dont le siège se trouve à Quererato, dans le centre du Mexique, fabriquait des GPS pour retrouver les véhicules volés jusqu'à ce que son propriétaire se fasse enlever en plein jour, en 2001. Cette mésaventure a donné à l'entreprise l'idée d'adapter sa technologie pour localiser les victimes d'enlèvements.

 

 

La plupart des clients se font injecter la puce dans le bras, à un endroit où elle est invisible.Lorsqu'ils se sentent menacés d'enlèvement, ils doivent actionner le bouton d'un dispositif extérieur, plus gros, pour alerter Xega qui prévient alors la police.

 

 

Katherine Albrecht, une Américaine militante d'une association de consommateurs, estime que la puce est un gadget tape-à-l'oeil et cher qui ne sert qu'à identifier une personne mais ne peut la localiser sans un dispositif GPS plus gros que les ravisseurs peuvent facilement trouver et détruire.Mais pour Xega, l'enlèvement est un secteur en plein boom et la société a l'intention, l'an prochain, d'étendre ses services au Brésil, en Colombie et au Venezuela.

Première publication : 23/08/2008

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