Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TECH 24

Viva Tech : Paris se rêve en capitale de l'innovation

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Salia Sanou chorégraphie son désir d'horizons

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La Camargue dans le sillage de ses gardiens

En savoir plus

FOCUS

À Taïwan, la démocratie se conjugue au féminin

En savoir plus

MODE

Les collections masculines 2017 tentent d’égayer un monde traumatisé

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Boris Johnson "exécuté par le Brexit"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Mark Carney vole au secours de l'économie britannique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Du "Brexit" au "Borexit"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les Français disent oui à l'Europe"

En savoir plus

Rice prudente sur un accord de paix au Proche-Orient

Dernière modification : 26/08/2008

"Notre objectif demeure de parvenir à un accord d'ici à la fin de l'année", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine en visite en Israël et dans les territoires palestiniens. "Il faut beaucoup de travail pour y parvenir", a-t-elle ajouté.

Israël a libéré lundi 198 prisonniers palestiniens, dont deux parmi les plus anciens, dans un geste à l'égard du président Mahmoud Abbas qui les a accueillis en héros à Ramallah.
  
Ces libérations sont survenues quelques heures avant l'arrivée de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice pour une nouvelle mission en Israël et chez les Palestiniens, engagés dans de difficiles négociations de paix.
  
"La libération de ce groupe nous comble de joie mais nous ne serons pas tranquilles avant la libération de tous les prisonniers, les 11.000 qui attendent toujours", a dit M. Abbas en recevant les prisonniers libérés dans la cour de la Mouqataa, son QG à Ramallah en Cisjordanie.
  
"Il n'y aura pas de paix sans la libération de tous les prisonniers", a-t-il ajouté, en saluant "198 héros de notre peuple", accueillis par des milliers de personnes.
  
La plupart des prisonniers libérés, dont deux femmes, appartenant pour la plupart au Fatah, le parti de M. Abbas.
  
Le plus ancien détenu palestinien en Israël, Saïd Al-Attaba, 56 ans, incarcéré depuis 1977, et Mohammad Ibrahim Abou Ali, alias "Abou Ali Yatta", emprisonné depuis près de 30 ans, font partie des détenus libérés.
  
Ils purgeaient des peines de prison à vie après avoir été reconnus coupables d'implication dans des attaques anti-israéliennes meurtrières.
  
C'est la première fois que le gouvernement israélien accepte de libérer des Palestiniens condamnés pour des attentats ayant fait des morts.
  
Les deux hommes ont ensuite eu droit à un accueil triomphal chacun dans sa ville d'origine, Attaba à Naplouse dans le nord de la Cisjordanie et Yatta dans la région de Hébron (sud).
  
Mme Rice, qui fait sa 18ème visite dans la région en deux ans, doit avoir des entretiens axés sur les négociations israélo-palestiniennes, censées aboutir avant la fin de l'année mais qui n'ont enregistré aucune percée depuis leur relance en novembre 2007 à Annapolis aux Etats-Unis.
  
Elle a qualifié de "très bon pas" la libération de détenus palestiniens.
  
Peu après son arrivée, elle a rencontré séparément à Jérusalem les négociateurs en chef israélienne, la chef de la diplomatie Tzipi Livni, et palestinien Ahmad Qoreï, à Jérusalem. Elle devait rencontrer dans la soirée le ministre israélien de la Défense Ehud Barak.
  
Mardi, Mme Rice s'entretiendra avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert à Jérusalem puis avec M. Abbas à Ramallah. Il s'agira de sa première rencontre avec M. Olmert depuis que celui-ci, impliqué dans des scandales de corruption, a annoncé fin juillet son intention de démissionner prochainement.
  
Dans des déclarations à la presse à bord de l'avion l'emmenant à Tel-Aviv, Mme Rice a reconnu qu'Israéliens et Palestiniens avaient "beaucoup de travail" à accomplir s'ils désiraient parvenir à un accord avant la fin de l'année.
  
"Notre objectif demeure de parvenir à un accord d'ici à la fin de l'année. Il faut faire beaucoup de travail pour y parvenir. La situation est évidemment compliquée mais c'est toujours le cas ici", a-t-elle dit.
  
Après ses premiers entretiens, Mme Rice a démenti "que quelqu'un tentait de faire pression pour surmonter les différences".
  
Un responsable du département d'Etat s'est pour sa part félicité de la levée de trois barrages routiers de l'armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie. Selon lui, il existe "de bonnes perspectives" de coopération entre Israël et les Palestiniens pour empêcher des attentats.
  
Ce responsable, qui a requis l'anonymat, a également souligné que les Etats-Unis ne voulaient pas "répéter les erreurs du passé", lorsque les précédentes administrations américaines ont tenté de parvenir à l'arraché à un accord. "Nous ne voulons pas faire cela aux dépens des progrès qui ont été enregistrés," a-t-il poursuivi.

Première publication : 26/08/2008

COMMENTAIRE(S)