- Justice - Thaïlande
La situation s’enlise à Bangkok, où le siège du gouvernement est désormais occupé depuis trois jours par des manifestants. Des milliers d’opposants demandent le départ du Premier ministre Samak Sundaravej, mais l’impopularité grandissante du mouvement de protestation fait espérer une issue heureuse aux autorités.
Un mouvement devenu impopulaire
"Il y a un vrai ras le bol de la population à l’égard des manifestants", rapporte Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 à Bangkok, qui ajoute : "Selon un sondage publié hier dans la presse locale, 74 % des habitants de la capitale thaïlandaise ne supportent plus le mouvement et 47 % voudraient même l’instauration de l’état d’urgence."
Le Premier ministre Samak Sundaravej réaffirme qu'il n'a pas l'intention de recourir à la force. C’est que la tournure prise par les événements n’est pas pour lui déplaire estime Cyril Payen : "Le gouvernement va largement utiliser le revers de popularité à l’encontre des manifestants, c’est pour cela qu’il n’y a toujours pas eu de confrontation musclée."
"Une chaine humaine"
Un tribunal civil a ordonné, mercredi, aux protestataires de quitter le siège du gouvernement et a émis des mandats d'arrêt pour "trahison" à l'encontre de neuf meneurs de la manifestation antigouvernementale. Les manifestants ont alors formé "une chaine humaine" pour protéger leurs leaders et ont mis en place de nouvelles barricades, affirme Cyril Payen.
A l’extérieur du complexe abritant les bureaux du Premier ministre, des milliers de policiers sont toujours mobilisés et attendent que les manifestants se rendent.


























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