Birmanie
La rumeur de grève de la faim d'Aung San Suu Kyi s'amplifie
Jeudi 28 août 2008
La rumeur selon laquelle l'opposante birmane Aung San Suu Kyi aurait entamé une grève de la faim se propage dans toute la Birmanie. Malgré le démenti d'un responsable de la junte militaire.
Jeudi 28 août 2008
Par Cyril Payen (texte et vidéo)La rumeur d’une grève de la faim entamée par Aung San Suu Kyi pour dénoncer l’absence de progrès politique se propage, depuis quelques jours, dans toute la Birmanie et suscite une vive inquiétude dans les milieux diplomatiques.
Depuis le 15 août dernier, l’icône démocratique, chef de file de l’opposition, n’accepte plus les colis de nourritures que des membres de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, lui déposent devant le portail de sa villa de la rue de l’Université, en plein cœur de Rangoon, comme c’est le cas chaque semaine depuis sa dernière assignation à résidence.
Le prix Nobel de la paix 1991 a passé 13 des 19 dernières années en détention. Et sa dernière arrestation remonte à 2003, après qu’un convoi de son parti a été attaqué par des miliciens pro-gouvernementaux. L’embuscade avait fait plus de 100 morts parmi ses partisans.
La junte militaire birmane a formellement rejeté, jeudi, la possibilité d’une grève de la faim de la part d' Aung San Suu Kyi mais dans les milieux d’opposition exilés, l’inquiétude demeure. L'opposante birmane est apparue très amaigrie sur des images diffusées, il y a quelques mois, à l’occasion de la visite de l’émissaire de l’ONU pour la Birmanie, le diplomate nigérian Ibrahim Gambari.
Chez les opposants exilés, qui croient fermement à la thèse de la grève de la faim, on parle d’une "ultime tentative" d’Aung San Suu Kyi. Son refus de rencontrer une nouvelle fois en fin de semaine dernière l’envoyé spécial de Ban Ki-moon, "jugé trop complaisant avec la junte", pourrait leur donner raison.
Pour aller plus loin


26/10/2008 21:26:53 Signaler un abus
Il faut agir !
Par renata -
Nous n'avons rien fait pour soutenir la "révolution orange" l'an dernier ; nous ne sommes pas intervenus "de manière forte puisque non autorisés" pour soulager le peuple, lors du cyclone et de ses conséquences.
Allons nous laisser cette femme continuer à souffrir, par manque de soins médicaux, et à présent même avec cette grève de la faim ?
Pouvons nous la regarder disparaître sans bouger ?
Pouvons nous dormir tranquilles, tout en sachant, ce qui se passe ?
Je crois que non !
Je prie, pour que les pays, l'ONU, posent enfin les ultimatums appropriés, pour faire avancer la situation en Birmanie.
C'est si loin de nous, mais nous savons !
Et nous ne pouvons nous taire, regarder, sans agir...
Daw Aung San Suu Kyi a reçu le "Prix Nobel pour la Paix" - est-ce seulement un prix symbolique ?
Sans aucune reconnaissance, aucun soutien, aucune action, qui devraient en découler ?
Je crois que NON !
Je prie ...