Jeudi, août 28, 2008 - 11:20
Liste des brèves AFPCrise géorgienne: la tension reste vive entre Russes et Occidentaux Par Valérie LEROUX
La tension restait vive jeudi entre Russes et occidentaux à propos de la Géorgie, en dépit des engagements des uns et des autres à ne pas rompre le dialogue.
La Russie compte ses soutiens, de la Chine aux républiques d'Asie centrale, face à l'Occident qui l'accuse de "déplacer les frontières par la force" dans le Caucase et de préparer une nouvelle guerre froide.
La Chine et quatre pays d'Asie centrale ont exprimé jeudi à Douchanbé leur soutien au "rôle actif" de la Russie dans la résolution du conflit avec la Géorgie, selon un projet de déclaration conjointe diffusé par le Kremlin. La Chine et d'autres "soutiennent le rôle actif de la Russie dans les opérations de paix et la coopération dans la région", ont déclaré les six pays (Russie, Chine, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizstan) dans un communiqué signé par leurs présidents au cours d'un sommet régional dans la capitale du Tadjikistan.
Des "sanctions sont envisagées" contre la Russie par les pays européens qui se réuniront en sommet extraordinaire lundi sur la crise géorgienne, a pour sa part déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, dont le pays assure la présidence de l'UE. "Des sanctions sont envisagées, et bien d'autres moyens", a dit M. Kouchner lors d'une conférence de presse à Paris. C'est la première fois que Paris évoque la possibilité de sanctions contre Moscou dans cette crise.
"Je ne vais pas préfigurer moi même des sanctions, alors que la réunion n'a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires (de l'UE) en ce moment", a dit M. Kouchner. Le chef de la diplomatie française n'a pas précisé quelle forme pourraient prendre d'éventuelles sanctions.
Dans le même temps, en Géorgie, l'union sacrée respectée par l'opposition durant le conflit avec la Russie commence à donner des signes de faiblesse, et le président Mikheïl Saakachvili fait face à des critiques sur sa gestion de la crise auxquelles il avait échappé jusqu'à présent.
Par crainte de se faire taxer de manque de patriotisme, les ténors de l'opposition avaient gardé le silence, malgré leur réputation de vociférer contre le pouvoir à la moindre occasion.
Désormais, après une défaite militaire retentissante contre la Russie, l'occupation d'une partie du pays et la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, les langues commencent à se délier pour dénoncer le comportement va-t-en-guerre de Mikheïl Saakachvili.
"Les Russes ne sont pas les seuls responsables de ce qu'il s'est passé, Saakachvili aussi. Il a échoué à éviter la guerre, cette guerre désastreuse", estime une dirigeante du parti d'opposition "Pour une Géorgie unie", Eka Besselia.
"Nous étudions différentes options, notamment la nécessité d'organiser des élections anticipées car nous ne pouvons imaginer que Saakachvili puisse continuer de gouverner ce pays après l'avoir plongé dans une crise si profonde", poursuit-elle. L'opposante insiste cependant sur le fait que tant que durera "l'occupation étrangère", "un moratoire sur la confrontation politique" sera maintenu.
La pression sur la Russie, très critiquée après avoir reconnu les séparatistes géorgiens, s'est accrue mercredi, la Chine se disant "préoccupée", tandis que les Occidentaux l'appelaient à ne pas "entamer" une nouvelle guerre froide.
Le G7 "condamne" la décision de la Russie de reconnaître l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d' et d', selon un communiqué commun publié mercredi par le département d'Etat américain. "Nous condamnons les actions de notre collègue du G8", indiquent les ministres des Affaires étrangères du Canada, du Japon, de France, d'Allemagne, d'Italie, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis dans ce communiqué commun.
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La tension restait vive jeudi entre Russes et occidentaux à propos de la Géorgie, en dépit des engagements des uns et des autres à ne pas rompre le dialogue.
© 2007 AFP Mikhail Klimentyev
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La tension restait vive jeudi entre Russes et occidentaux à propos de la Géorgie, en dépit des engagements des uns et des autres à ne pas rompre le dialogue.
© 2007 AFP Patrice Deré


