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Le grand rendez-vous du camp démocrate se termine. Place aux républicains. John McCain, candidat conservateur à la présidence américaine, pourrait annoncer le nom de son colistier vendredi, à l’occasion de son 72e anniversaire.
Les favoris sont désormais au nombre de quatre : Tim Pawlenty, Mitt Romney, Joe Lieberman et Tom Ridge.
"Moi, ce que je veux, c’est un homme plus jeune que McCain !" s’exclame Kate Pesey, 26 ans, présidente des jeunes républicains à l’étranger. "Il faudrait qu'il ait une expérience de dirigeant, qu'il ait été gouverneur ", ajoute-t-elle, en citant le nom de son favori, Tim Pawlenty, 47 ans, gouverneur du Minnesota.
Pour la jeune femme, le candidat à la vice-présidence doit "créer un équilibre avec McCain", non seulement être plus jeune, mais aussi plus conservateur. Ce qui est le cas de Tim Pawlenty, qui s’est illustré en imposant un programme résolument conservateur dans un Etat de tradition plutôt ouvrière et sociale-démocrate.
"Il est trop peu connu au niveau national", rétorque George Yates, président du parti républicain en Europe. "Et puis, je ne crois pas que l’âge de McCain soit un problème, poursuit-il, rappelant que le manque d’expérience présumé de Barak Obama le poursuit encore. L’âge est synonyme d’expérience !"
Pour lui, le "ticket" ne doit pas être choisi pour "compenser les faiblesses du président, mais pour sa capacité à faire basculer certains Etats dans le camp républicain". D’où ses préférences pour Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachussetts, ou Joe Lieberman, sénateur du Connecticut.
En plus de ses compétences en économie, Mitt Romney a donc, selon George Yates, l’avantage de pouvoir faire basculer dans le camp républicain, le Massachussetts, Etat qu’il a gouverné entre 2003 et 2007, et le Michigan que son père a dirigé dans les années 1960 et dont Romney a remporté la primaire en janvier dernier.
Seule sa religion pourrait poser problème à la majorité des chrétiens évangéliques au sein du parti. Car Mitt Romney est mormon. "C’est une question beaucoup moins importante pour un vice-président que pour un président", tranche George Yates.
D’ailleurs, Mitt Romney, 61 ans, candidat malheureux à l’investiture républicaine est, selon Yates, "le candidat le plus probable. Il a fait preuve d'un grand fair-play lorsqu'au lendemain de son retrait de la course à l’investiture il a apporté son soutien."
Lieberman, un démocrate chez les républicains
Joe Lieberman, lui, a un profil quelque peu différent. Colistier du candidat démocrate Al Gore en 2000, le sénateur du Connecticut s’est rapproché du camp républicain après avoir été mis au ban du parti démocrate pour ses positions sur la guerre en Irak. "Si John McCain le choisit, ça montrera son indépendance", analyse George Yates, avouant sa préférence pour ce candidat "bien qu’il ne soit pas républicain".
Selon lui, l’homme pourrait attirer des voix indépendantes et démocrates, "très importantes aux Etats-Unis". Mais si Joe Lieberman a la capacité d’attirer un électorat plus centriste, il peut également s’aliéner la base conservatrice du camp républicain.
Reste Tom Ridge, 63 ans, ancien gouverneur de Pennsylvanie. "Son atout, c’est qu’il peut faire basculer la Pennsylvanie", assure George Yates, sans grand enthousiasme. Premier secrétaire d’Etat à la sécurité nationale nommé par Bush, Tom Ridge pourrait également concurrencer les compétences en matière de sécurité du ticket Obama-Biden.
Pour John McCain, qui se présente comme un "républicain non conformiste", la désignation d’un colistier est tout aussi compliquée qu’elle l’a été pour Barack Obama. La nomination, dans le camp démocrate, de Joe Biden, homme d’expérience, pourrait d’ailleurs avoir fait pencher John McCain en faveur d'un homme aguerri à la scène politique.
Après plusieurs jours où la Convention démocrate, organisée à Denver, a fait la une de tous les journaux, la nomination du colistier de John McCain aura au moins l’avantage, pour le candidat républicain, d'attirer de nouveau l’attention médiatique vers son camp.














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