Jeudi, août 28, 2008 - 07:20
Liste des brèves AFPThaïlande: le pouvoir accentue la pression sur des manifestants Par Thanaporn PROMYAMYAI
Les autorités thaïlandaises ont accentué la pression jeudi sur les milliers d'opposants qui ont campé pour la deuxième nuit consécutive au siège du gouvernement à Bangkok, mais les manifestants bravaient toujours le pouvoir, malgré des injonctions de la justice.
Une cour criminelle a lancé des mandats d'arrêt pour "trahison" contre neuf leaders et organisateurs du mouvement qui perturbe fortement depuis mardi l'activité gouvernementale, tandis qu'un autre tribunal leur a enjoint d'arrêter "immédiatement" leur action et de faire dégager les lieux.
Alors que des rumeurs nocturnes ont circulé sur l'imminence d'une intervention policière, les manifestants ont formé des rangées de "boucliers humains" pour protéger leurs dirigeants.
L'objectif de ces manifestants nationalistes et royalistes est d'obtenir la démission du Premier ministre Samak Sundaravej, qu'ils accusent d'être un "homme lige" de l'ancien homme fort de la Thaïlande, Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d'Etat en 2006 et réfugié en Grande-Bretagne.
M. Samak, 73 ans, élu confortablement en décembre dernier après seize mois d'administration militaire, a accusé les dirigeants de la PAD de chercher à provoquer une effusion de sang et un nouveau putsch mais il a, pour l'instant, évité le recours à la force, préférant selon ses dires une gestion "douce et tendre" de la crise.
M. Chamlong a qualifié de "victoire" le fait que "la police ne soit pas intervenue pour nous arrêter la nuit dernière".
Des milliers de policiers --certains armés de matraques et de boucliers-- étaient mobilisés à l'extérieur et à l'intérieur du complexe abritant les bureaux du Premier ministre, mais le nombre de manifestants restait élevé jeudi (plus de 10.000 selon les autorités), en dépit des pressions gouvernementales et de fortes pluies qui se sont abattues sur Bangkok.
La PAD --rassemblement hétéroclite de divers groupes n'ayant qu'un point commun: leur haine de MM. Samak et Thaksin-- a installé ses propres barrages de sécurité où des volontaires contrôlent les entrées et sorties de "Government House", selon une journaliste de l'AFP sur place.
La presse thaïlandaise s'est montrée critique à l'égard du mouvement de contestation et un sondage a révélé que la majorité des habitants de la capitale (68%) ne soutenait pas l'occupation du siège du gouvernement, au nom de "la défense de la royauté et de la nation".
En 2006, la PAD avait contribué, par ses manifestations, à déstabiliser M. Thaksin avant son renversement par des généraux royalistes. A l'époque, elle bénéficiait d'un soutien notable parmi les habitants de Bangkok.
Cette nouvelle crise a éclaté mardi lorsque, à l'appel de la PAD, quelque 35.000 manifestants ont encerclé plusieurs ministères et pris d'assaut le siège du gouvernement, ainsi qu'une chaîne de télévision publique, dont les programmes ont été perturbés.
Jeudi, les autorités donnaient l'impression de rester sur une ligne de négociations.
"Le gouvernement essaie de négocier", a déclaré à l'AFP Nuttawut Saikua, porte-parole adjoint du gouvernement. "La prochaine étape consistera (pour la police) à informer (les dirigeants de la PAD) des mandats d'arrêt et de l'injonction (aux manifestants à quitter les lieux)", a-t-il dit.
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Les autorités thaïlandaises ont accentué la pression jeudi sur les milliers d'opposants qui ont campé pour la deuxième nuit consécutive au siège du gouvernement à Bangkok, mais les manifestants bravaient toujours le pouvoir, malgré des injonctions de la justice.
© 2007 AFP Pornchai Kittiwongsakul
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Des milliers de policiers --certains armés de matraques et de boucliers-- étaient mobilisés à l'extérieur et à l'intérieur du complexe abritant les bureaux du Premier ministre, mais le nombre de manifestants restait élevé jeudi (plus de 10.000 selon les autorités), en dépit des pressions gouvernementales et de fortes pluies qui se sont abattues sur Bangkok.
© 2007 AFP Pornchai Kittiwongsakul

