Les ONG sont-elles un obstacle au business ?
Vendredi 29 août 2008
De plus en plus d'entreprises essuient les critiques d'ONG sur des questions sociales ou liées aux droits de l'Homme. La société qui distribue le Taser y est confrontée. Amnesty International fait campagne contre cette arme.
Vendredi 29 août 2008
Par Ondine Debré (texte) / Claire Giraud (vidéo)La nouvelle arme anti-bavure montrée du doigt
Le Taser, pistolet à impulsions électriques, n’en finit pas de faire parler de lui.
Plusieurs événements sont venus alimenter la polémique autour de cette arme utilisée par les polices canadienne, américaine et européenne. Considérée comme non létale par ses promoteurs, on l’accuse cependant d’être à l’origine de plusieurs accidents, parfois mortels.
Antoine Di Zazzo, directeur de Taser France, est donc aujourd’hui un entrepreneur inquiet. Il accuse son principal détracteur, Amnesty International, d’avoir "porté atteinte" à sa réputation, et somme l’organisation internationale des droits de l’Homme de publier, à défaut de preuves, un démenti à ses accusations.
Un objet inquiétant
Il faut dire que le nouveau joujou de la police française a de quoi inquiéter. Les images du passager polonais "taserisé" par la police canadienne ont fait le tour du monde et leur violence est indéniable.
Mais l’organisation non gouvernementale va plus loin et, par un communiqué publié en mai 2007, accuse le Taser d’être à l’origine de 220 morts aux Etats-Unis.
Pourtant, les conclusions du corps médical sont sans appel : le Taser ne peut, à lui seul, entraîner la mort. C’est ce que confirme Gérald Kierzek, chef urgentiste à l’Hôtel-Dieu, au regard de toute la littérature médicale publiée sur le sujet.
Là encore, Amnesty International remet en cause les conclusions, et les compétences du médecin, par la voix de Christophe Saint-Martin, responsable de la commission arme.
Une erreur qui dérange
En revanche, l’ONG se fait beaucoup moins prolixe quant à une seconde accusation lancée à la même époque : celle de la mise en vente d’un pistolet électrique sur ebay.
Amnesty a reconnu depuis lors qu’il s’agissait d’une "erreur de manipulation".
L’objet du délit n’était en fait qu’un gadget publicitaire…
Une erreur qui perturbe cependant le bon déroulement du débat public sur une question pourtant importante de santé publique.
Et entre autres paradoxes, l’ONU, qui a pourtant fait savoir en 2007 que le Taser constituait "une forme de torture", n’a pas hésité à en équiper ses Casques bleus au Darfour.
Mais dans la rubrique des faits divers, le Taser n’est pas uniquement synonyme de drame : les exemples ne manquent pas où les impulsions du pistolet litigieux ont permis d’immobiliser des individus dangereux et menaçants.
Pour aller plus loin


24/09/2008 16:35:58 Signaler un abus
Amnesty
Par Marie - Calais
C'est marrant que le port d'arme a feu et les centaines d'innocents tues
chaque jour par "bavure", personne n'en parle....???
Pourquoi les communiste d'Amnesty on a pas le droit de les critiquer quand il trafiquent l'information ou lancent des insultes aux médecins...
19/09/2008 17:06:00 Signaler un abus
Et merde
Par Anonyme -
Faites chier les gars, pour une fois qu'on avait un sponsor. (CF DG France GRASSROOTS)
19/09/2008 09:42:00 Signaler un abus
Réponse suite au documentaire sur le Taser
Par Saint-Martin - France
Christophe Saint-Martin, responsable de la Commission Armes tenait à revenir sur ce paragraphe : "Là encore, Amnesty International remet en cause les conclusions, et les compétences du médecin, par la voix de Christophe Saint-Martin, responsable de la commission arme.
En effet, lors de l'entretien avec France 24, il a été fait état qu'Amnesty remettait en cause la compétence du Dr Kierzek.
Ce qui est faux. A aucun moment Amnesty ne remet en cause sa compétence, puisqu'en plusieurs occasions elle a sollicité son expertise et l'en remercie.
La seule chose qu'Amnesty dit est que le Dr Kierzek, qui a fait une remise en perspective d'un point de vue scientifique de l'état de la littérature sur le Taser, est un médecin urgentiste, qui traite de victimes du Taser à l'hopital Hôtel-Dieu et ailleurs et a fait une revue des cas en fonction de sa formation et de ses pratiques professionnelles.
Mais de notre point de vue, d’autres compétences comme celles de l’électrophysiologiste canadien Pierre Savard auraient pu apporter un éclairage complémentaire.
04/09/2008 16:08:25 Signaler un abus
honte ?
Par Anonyme - paris
c'est Amnesty qui devrait avoir honte ? mais quid de Taser, qui fait tout pour généraliser l'emploi d'une arme dangereuse et potentiellement mortelle ?
03/09/2008 14:51:54 Signaler un abus
Amnesty TASER
Par Collin - France
Et ils n'ont même pas honte ces marxiste d'Amnesty avec leus copains de la LCR;
Tout leur est permis..
A vomir quand la politique se travestit en "droits de l'homme"