Vendredi, août 29, 2008 - 09:00
Liste des brèves AFPThaïlande: la tension monte d'un cran au quatrième jour de la crise Par Jutarat TONGPIAM
Des échauffourées ont éclaté vendredi à Bangkok entre policiers et manifestants qui occupent le siège du gouvernement thaïlandais, faisant monter d'un cran la tension au quatrième jour de cette crise politique sans précédent.
Dans la nuit, les manifestants avaient contraint un millier de policiers à quitter l'enceinte de "Government House" qui abrite les bureaux du Premier ministre Samak Sundaravej, dont ils continuent d'exiger la démission.
Des bousculades se sont produites lorsque les opposants ont tenté de repousser des policiers, armés de matraques et de boucliers, qui forçaient de nouveau leur passage à l'entrée principale du complexe, selon une journaliste de l'AFP.
La police a déclaré avoir trouvé une cache d'armes comprenant des machettes et des clubs de golf dans le vaste périmètre où les manifestants ont édifié de nombreuses barricades.
Des représentants de la justice ont tenté de pénétrer dans le complexe, munis d'une injonction aux manifestants à quitter immédiatement les lieux, mais ces derniers leur ont interdit l'accès et le document a été collé sur un réverbère proche du site.
M. Samak, 73 ans, qui n'est pas sur place, a réaffirmé vendredi qu'il n'avait aucunement l'intention d'autoriser le recours à la force.
"La police s'en tient à mon ordre précédent. Ils sont allés sur place seulement pour délivrer l'injonction, non pour disperser les manifestants", a-t-il dit.
Les forces de sécurité ont toutefois utilisé leurs matraques pour empêcher d'autres opposants d'entrer dans "Government House" et six manifestants ont été légèrement blessés, ont indiqué des témoins.
Le colonel Noraboon Nanna de la police a déclaré vendredi qu'environ 13.000 manifestants se trouvaient toujours à l'intérieur du complexe et que 8.000 policiers étaient positionnés dehors.
"Nous sommes venus ici pour que (les manifestants) prennent note de l'injonction de la justice", a expliqué le chef adjoint de la police de Bangkok, le général Akerach Meepreecha.
Outre cette injonction à quitter les lieux, des mandats d'arrêt ont été émis contre neuf dirigeants du mouvement de protestation.
"Nous attendrons, nous leur donnerons du temps", a dit le général Akerach, ajoutant: "S'il n'y a pas de réaction, la police devra faire quelque chose".
Des syndicalistes travaillant pour les chemins de fer publics ont annoncé jeudi qu'ils se joignaient au mouvement de protestation et, vendredi, le trafic ferroviaire était perturbé à 25%, quelque 248 conducteurs et mécaniciens s'étant déclarés malades, selon un responsable de l'entreprise.
La crise, qui a éclaté mardi lorsque les manifestants ont pris d'assaut le siège du gouvernement et une chaîne de télévision publique, constitue un sérieux défi pour M. Samak qui est devenu Premier ministre il y à peine sept mois.
Les manifestants appartiennent à l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD), coalition hétéroclite de nationalistes, de royalistes et de militants sociaux.
La PAD, qui a organisé de nombreuses manifestations anti-gouvernementales depuis le mois de mai, accuse M. Samak d'être un "homme lige" de l'ancien homme fort de la Thaïlande, l'homme d'affaires Thaksin Shinawatra, renversé par un coup d'Etat en 2006 et réfugié en Grande-Bretagne.
En 2006, la PAD avait contribué, par ses manifestations, à déstabiliser M. Thaksin avant son renversement par des généraux royalistes.
Le parti de M. Samak, dominé par des lieutenants de M. Thaksin, avait largement remporté en décembre les premières élections depuis le putsch.
Outre le départ de M. Samak, les manifestants exigent le maintien de la Constitution, élaborée sous la précédente junte militaire.
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Des échauffourées ont éclaté vendredi à Bangkok entre policiers et manifestants qui occupent le siège du gouvernement thaïlandais, faisant monter d'un cran la tension au quatrième jour de cette crise politique sans précédent.
© 2007 AFP Str
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Des bousculades se sont produites lorsque les opposants ont tenté de repousser des policiers, armés de matraques et de boucliers, qui forçaient de nouveau leur passage à l'entrée principale du complexe, selon une journaliste de l'AFP.
© 2007 AFP Pornchai Kittiwongsakul
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Dans la nuit, les manifestants avaient contraint un millier de policiers à quitter l'enceinte de "Government House" qui abrite les bureaux du Premier ministre Samak Sundaravej, dont ils continuent d'exiger la démission.
© 2007 AFP Pornchai Kittiwongsakul

