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La Havane en état d'alerte à l'approche de Gustav

Dernière modification : 30/08/2008

À l'approche de Gustav, l'ouragan de catégorie 3 qui a déjà tué 85 personnes en Haïti et en Jamaïque, La Havane, la capitale cubaine, est en état d'alerte maximale. Washington a déclaré l'état d'urgence en Louisiane et au Texas.

La tempête tropicale Gustav, qui a fait jusqu'à présent 77 morts dans les Caraïbes, a forci pour devenir un ouragan de catégorie 2, samedi, à l'approche des îles Cayman, a fait savoir le Centre américain de veille cyclonique.

La dépression tropicale a repris de la vigueur au contact des eaux chaudes au sud de Cuba. Elle pourrait devenir un ouragan encore plus puissant avant même d'entrer dans le golfe du Mexique où elle risque fort de causer des dégâts aux infrastructures pétrolières et gazières américaines.

Selon le centre de veille cyclonique, Gustav pourrait devenir un "important" ouragan de catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson, qui compte cinq niveaux.

La trajectoire la plus probable envisagée par les météorologues prévoit que Gustav aborderait la côte américaine du golfe du Mexique mardi matin, à l'ouest de La Nouvelle-Orléans, et qu'il serait alors un ouragan de niveau 3.

Samedi matin, le centre de Gustav se trouvait à 85 km au nord-est de l'île de Grand Cayman et se décalait vers le nord-ouest à la vitesse de 17 km/h, avec des vents de près de 155 km/h. Selon les météorologues, Gustav pourrait se transformer, avant même d'atteindre la pointe occidentale de Cuba samedi.

Les rues de George Town, la capitale des îles Cayman, territoire britannique, étaient pratiquement désertes. Vendredi après-midi, les habitants ayant fait leurs achats de dernière minute et étant rentrés chez eux, seules quelques stations-service restaient ouvertes alors que les pluies de Gustav s'abattaient.

"Cette tempête pourrait devenir très dangereuse", déclare Bill Irwin, attaché au corps du génie de l'armée américaine.

Les services d'urgence américains avertissent que Gustav pourrait s'accompagner le long des côtes de vagues de cinq à neuf mètres de haut et indiquent que quatre Etats situés sur sa trajectoire probable devraient entamer dès samedi des évacuations de grande ampleur.

Alors même que Gustav traverse les Caraïbes, la tempête tropicale Hanna, huitième d'une saison des ouragans chargée dans l'Atlantique, vient de se former et ses vents soufflent pour l'instant aux alentours de 85 km/h.

Le coeur de la tempête se trouve à 420 km au nord de Porto-Rico et la dépression se déplace vers l'ouest-nord-ouest. Elle risque de se transformer en ouragan dimanche.

Gustav, lui, menace les 4.000 plates-formes du golfe du Mexique qui produisent un quart du pétrole américain et 15% du gaz naturel des Etats-Unis.

ÉTAT D'URGENCE EN LOUISIANE


Les compagnies énergétiques ont commencé d'évacuer des ouvriers de plates-formes et réduit leur production, en préparation de l'arrivée de Gustav, qui menace d'être la tempête la plus violente dans ce secteur depuis la saison 2005 des ouragans.

La menace Gustav n'a pas pour l'instant eu de retombée particulière sur le cours du brut léger texan, qui, vendredi, avoisinait les 115,50 dollars le baril.

Vendredi, 6,62% de la production pétrolière du golfe et 1,84% de la production de gaz naturel étaient arrêtées du fait de Gustav, ont indiqué les services américains de gestion des ressources minérales.

Shell Oil, plus gros producteur sur les plates-formes américaines du golfe, a commencé à arrêter dès jeudi la production de certaines plates-formes. D'autres opérateurs offshore comme BP, Apache et Chevron ont fait de même vendredi.

Le Louisiana Offshore Oil Port - seul port pétrolier américain en eau profonde, a fait savoir qu'il cesserait de décharger les pétroliers samedi. Sur le fleuve Mississipi, entre La Nouvelle-Orléans et le golfe du Mexique, les pilotes de navires s'apprêtent à immobiliser leurs bateaux dès dimanche.

Après le passage des ouragans Katrina et Rita en 2005, les cours du brut et de l'essence avaient grimpé à des niveaux records pour l'époque. Ces ouragans avaient endommagé plus de 120 plates-formes, détruit certaines conduites sous-marines et réduit d'un quart la production de pétrole américain pendant plusieurs mois.

Le président George Bush a déclaré vendredi la Louisiane en "alerte ouragan". En 2005, le président Bush et son administration avaient été très critiqués pour la lenteur des moyens fédéraux mis en oeuvre pour venir au secours des populations frappées par l'ouragan Katrina.

LES CLOCHES SONNENT A LA NOUVELLE-ORLEANS

La Louisiane et le Texas ont entrepris vendredi les premières évacuations, notamment des malades. En Louisiane, les
touristes sont incités à partir. D'autres évacuations suivront samedi dans ces deux Etats, ainsi que dans l'Alabama et le Mississippi. Avions, trains et autocars seront mobilisés et des Etats aussi éloignés que le Nouveau-Mexique et le Tennessee ont accepté de prendre en charge des populations évacuées.

Des centaines de milliers de foyers se trouvent sur le chemin que devrait suivre la tempête, dont 240.000 dans le seul Etat de Louisiane.

A La Nouvelle-Orléans, la population, qui a marqué vendredi le troisième anniversaire du passage dévastateur de Katrina, se préparait à l'arrivée de Gustav, qui pourrait, la semaine prochaine, frapper lui aussi durement leur ville.

A 09h38 locales, heure à laquelle le 29 août 2005 les levées protégeant la ville avaient commencé à céder, toutes les cloches des églises de La Nouvelle-Orléans ont sonné. Selon les autorités fédérales, les levées sont aujourd'hui plus solides mais le dispositif n'est pas complet, aussi certains des quartiers les plus touchés par les inondations il y a trois ans restent-ils vulnérables.

La nécessité de préparer la ville à faire face à Gustav a conduit les autorités à abréger les cérémonies, limitées à un service funèbre symbolique, à la mémoire des quelque 80 victimes de Katrina qui n'ont pas pu être identifiées.

Katrina, qui avait inondé 80% de La Nouvelle-Orléans, avait fait au total 1.500 morts le long de la côte du golfe du Mexique et provoqué pour au moins 80 milliards de dollars de dégâts.
 

Première publication : 30/08/2008

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