Laurent Fabius a affirmé samedi qu'il soutenait la candidature de la maire de Lille Martine Aubry pour prendre la tête du PS au Congrès de Reims.
"Il faut privilégier le collectif", mais "il faut aussi un chef d'équipe qui a une épaisseur", a ajouté le député de Seine-maritime. "Martine, si elle accepte et si le collectif le décide, peut jouer ce rôle", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse en marge de l'universite d'été du PS.
"Le Parti socialiste est divisé, souvent aphone", le "climat n'est pas bon", et "la responsabilité de cette situation est collective", a estimé l'ancien Premier ministre.
"Les militants sont désespérés, déboussolés, souvent en colère", a-t-il dit en stigmatisation "une présidentialisation et une peopolisation" du parti.
Selon lui, "il faut changer, oeuvrer pour une vraie majorité de renouveau", "dépasser les divisions traditionnelles" et "se mettre d'accord sur un contrat".
M. Fabius a rappelé que Martine Aubry, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon (gauche du parti) étaient venus à une réunion de ses propres amis, où ils "ont exprimé le souhait de travailler ensemble" en vue d'une motion commune pour Reims."Il y avait une vraie émotion", a-t-il raconté.
"Nous allons avancer dans les jours qui viennent", a-t-il dit, soulignant que d'autres pouvaient rejoindre leur "contrat", mais en acceptant un texte en cours d'élaboration.
Il a dénoncé ceux au PS qui veulent "instrumentaliser les clivages passés", estimant qu'il faut "s'intéresser aux enjeux du futur".
M. Fabius a avancé cinq propositions sur l'Europe qui pourraient être consensuelles: une "clause de sauvegarde sociale", une "coopération renforcée en matière de recherche", une "véritable communauté européenne de l'énergie", "un programme d'investissement" massif européen et un "espace Schengen de la défense".
Selon lui, il faut "éviter de confondre les échéances" entre le choix d'un premier secrétaire en 2008 et celui d'un candidat PS à la présidentielle en 2012.
Quant à ses propres ambitions pour la présidentielle, il s'est contenté de dire: "on verra le moment venu".

















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