- Géorgie - Nicolas Sarkozy - Russie - Union européenne
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Ni avec elle ni sans elle. La question de la nature des relations avec la Russie est un casse-tête pour les élites européennes. On se doutait que la réunion des 27, à l'initiative de la présidence française pour élaborer une position commune en réponse à l'intervention russe en Géorgie, et à ce qui est sans doute l'annexion larvée d'une partie du territoire géorgien, ne serait pas une partie de plaisir. Ce sera bien pire que cela.
L'Europe, combien de divisions ? On se souvient de l'ironie de Staline envers le Vatican. Cette fois, l'Europe affiche bien des divisions, mais elles ne sont pas de même nature. Résultat, selon le projet de texte proposé par la France, on va vers une simple mise sous "surveillance" de la Russie, en espérant que celle-ci veuille bien s'amender, ce qu'elle ne semble pas prête à envisager.
La Russie inquiète, la Russie intimide ; les chances d'une réplique forte de l'Union étaient déjà faibles au départ. Mais comment faire moins que la Turquie par exemple, qui a décidé de réduire ses approvisionnements en hydrocarbure russe ?
Les invités de Sylvain Attal sont :
Eric Chevallier - Porte-parole du Quai d'Orsay, conseiller spécial de Bernard Kouchner
Alexandre Banguerski - Correspondant, Gazeta
Anne de Tinguy - Professeur à l'Inalco et au CERI-Sciences po, auteur de "Moscou et le Monde - l'ambition de la grandeur : une illusion ?"
Boguslaw Sonik - Député européen polonais, PPE

























