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Alcatel-Lucent se dote d'une nouvelle équipe dirigeante

Dernière modification : 02/09/2008

Un mois après l'annonce des démissions de Serge Tchuruk et de Patricia Russo (photo), Alcatel-Lucent a nommé une nouvelle équipe dirigeante. L'ancien patron d'EADS, Philippe Camus, devient président du conseil d'administration.

Alcatel-Lucent a annoncé lundi la nomination de Philippe Camus au poste de président du conseil d'administration et de Ben Verwaayen à la direction générale, un mois après l'annonce de la démission de Serge Tchuruk et de Patricia Russo.

Philippe Camus, 60 ans, co-gérant du groupe Lagardère et ancien dirigeant d'EADS, prendra ses fonctions le 1er octobre. Ben Verwaayen, 56 ans, qui a quitté la direction générale de BT le 1er juin, reprend les attributions de Patricia Russo qui quittera le groupe d'ici la fin de l'année.

"J'entends contribuer au positionnement stratégique du groupe dans un contexte industriel qui connaît des défis mais aussi de grandes opportunités", a déclaré Philippe Camus dans un communiqué.

Ben Verwaayen a de son côté souligné les atouts du groupe, notamment ses positions de marché de premier plan dans les pays développés comme émergents. "Le groupe évolue sur un marché qui change rapidement", a-t-il noté.

Alcatel-Lucent avait annoncé le 29 juillet le départ de Serge Tchuruk et de Patricia Russo, moins de deux ans après la création du groupe dont le cours de Bourse s'est effondré sous le coup de "profit warnings" à répétition.

Selon les analystes, la nouvelle direction devra revoir la stratégie du groupe, une tâche qui pourrait prendre du temps, étant donné les difficultés auxquelles il est confronté dans un marché des équipements télécoms difficile.

Le Néerlandais Ben Verwaayen avait quitté KPN pour rejoindre Lucent avant d'entrer chez BT en février 2002. Evitant le démantèlement du groupe en acceptant d'ouvrir son réseau à ses concurrents, il a mené l'offensive de BT dans l'internet à haut débit, ce qui a contribué à faire doubler son cours de Bourse entre 2004 et 2007. Le titre a reperdu du terrain depuis le début de l'année après l'annonce d'une croissance inférieure aux attentes du marché.

La semaine dernière, le marché avait parié sur Mike Quigley, qui avait succédé à Philippe Germond en 2005 au poste de numéro deux d'Alcatel, après la publication d'une information en ce sens dans le Canard Enchaîné. L'Australien de 55 ans, avait succédé en 2002 à Philippe Germond était considéré comme le "dauphin" de Serge Tchuruk pour présider le groupe français jusqu'à la fusion avec Lucent le 1er décembre 2006.

Les noms de Philippe Germond, 51 ans, actuel président du directoire de la SSII Atos Origin, et de Thierry Breton, ancien ministre de l'Economie et ex-P-DG de France Télécom, avaient circulé également.

Une fusion périlleuse

Serge Tchuruk, qui quittera ses fonctions le 1er octobre à 70 ans, avait restructuré Alcatel pendant plus d'une décennie avant de le marier avec Lucent au moment où il faisait l'objet de rumeurs de rachat par Ericsson ou Cisco.

Lors de la création du groupe, il avait empoché une indemnité de départ de 5,6 millions d'euros pour ne plus en conserver que la présidence non exécutive, laissant les commandes opérationnelles à l'ex-patronne de Lucent, Patricia Russo, alors âgée de 54 ans.

Précédée d'une réputation flatteuse après avoir redressé Lucent dont elle avait réduit les effectifs de moitié, Patricia Russo n'a pas réussi à surmonter les difficultés liées à la mise en place de la fusion, dont les concurrents du groupe, en particulier Ericsson, ont profité pour lui prendre des parts de marché.

Patricia Russo quittera le groupe d'ici la fin de l'année, alors que son mandat courait jusqu'en 2010, avec un "parachute doré" de six millions d'euros qui a suscité la colère des petits actionnaires, furieux de la chute du titre qui a perdu près des deux tiers de sa valeur depuis la création d'Alcatel-Lucent.

Elle s'est également attiré les foudres des syndicats, rendus furieux par les 12.500 suppressions d'emplois prévues d'ici 2009, et n'a pas convaincu les analystes, qui reprochent à la direction actuelle le manque de clarté de sa stratégie.

Le groupe a lancé trois avertissements sur son activité au cours du seul exercice 2007, qui s'est soldé par une perte nette de 443 millions d'euros mais portée à 3,5 milliards d'euros par des dépréciations d'actifs.

Déjà déficitaire au premier trimestre 2008, Alcatel-Lucent a publié mardi pour le deuxième trimestre une perte nette de 222 millions d'euros à laquelle s'ajoute une charge charge de 810 millions d'euros pour des dépréciations liées à la technologie CDMA.

L'action a clôturé à 4,30 euros lundi, donnant une capitalisation de 9,9 milliards d'euros. Elle a perdu 13% depuis le début de l'année et 61% depuis janvier 2007.

Première publication : 02/09/2008

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