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Kerviel et son ex-assistant entendus par les juges

Dernière modification : 03/09/2008

Les juges chargés de l'enquête sur les pertes record de la Société générale auditionnent l'ancien trader Jérôme Kerviel qui, pour la première fois, est confronté à son ex-assistant, mis en examen au début du mois d'août.

L'ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel a été confronté mercredi à son ancien assistant Thomas Mougard dans le bureau des juges chargés de l'enquête sur la perte record de 4,9 milliards d'euros imputée par la banque aux opérations litigieuses des deux hommes.

Jérôme Kerviel est arrivé au pôle financier du palais de justice de Paris avec trois de ses avocats sans faire de commentaires, de même que les trois conseils de la Société générale, a constaté Reuters. Thomas Mougard et son avocat ont évité les reporters en entrant par une porte dérobée.
 

Cette péripétie de l'instruction, qui devait durer toute la journée, marque la reprise d'une procédure qui menace désormais de durer plusieurs années et dont l'enjeu s'alourdit pour la banque. La Société générale est menacée par la nouvelle stratégie de son ancien trader et une procédure de "class-action" aux Etats-Unis.

A la demande du parquet de Paris, Thomas Mougard a été mis en examen début août pour "complicité d'introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données".
 

Il a enregistré sur informatique des "provisions" qui ont permis à Jérôme Kerviel de dissimuler le résultat de prises de positions non autorisées. Il aurait de plus saisi des transactions fictives destinées à dissimuler le risque.

Jérôme Kerviel assume ces actions mais déclare qu'elle étaient tolérées par sa hiérarchie. Thomas Mougard a expliqué qu'il n'avait pas conscience du caractère illicite des opérations saisies à la demande du trader.

 
La défense de Jérôme Kerviel, renouvelée avant l'été et forte désormais de quatre conseils, proclame qu'elle entend mettre en cause directement la hiérarchie de la banque dans l'affaire. Elle entend demander de nombreuses investigations, ce qui devrait mécaniquement retarder le procès.

Libéré le 18 mars dernier de prison après 38 jours de détention, Jérôme Kerviel est mis en examen dans cette affaire pour "faux, abus de confiance" et intrusion informatique.

 
Il a reconnu lors de l'instruction avoir pris des engagements de 50 milliards d'euros, donc bien au-dessus des 125 millions d'euros théoriquement autorisés, tout en les dissimulant par des faux. Il a assuré que cette pratique était courante et que sa hiérarchie fermait les yeux.

Des investigations à la banque et des témoignages, notamment d'employés du "gendarme" financier du marché de produits dérivés Eurex, ont montré que les procédures de contrôles avaient été défaillantes et que de nombreuses alertes avaient été négligées.

 
Le 4 juillet, la Commission bancaire a infligé une amende de 4 millions d'euros à la Société générale pour défaut de contrôle, mais cet élément n'entraine pas nécessairement de poursuites pénales.

La nouvelle équipe d'avocats insiste sur le fait que c'est la banque qui a provoqué la perte de 4,9 milliards d'euros en liquidant entre le 21 et 23 janvier, en plein "krach" boursier mondial, les engagements du trader. La défense veut en particulier faire examiner les conditions de ce débouclage.

Première publication : 03/09/2008

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