Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Les drones, des jouets qui peuvent être dangereux

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile témoigne de la tempête de neige aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Abdou Diouf salue la transition démocratique au Burkina Faso

En savoir plus

REPORTERS

France : le FN à l’épreuve du terrain

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Le nucléaire iranien et Jérusalem sous tension après l’attaque contre une synagogue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Les filières jihadistes en France

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Jihadistes français : les proches sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Neutralité : il faut sauver le soldat Internet

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Urgence sécheresse

En savoir plus

Après Gustav, retour à La Nouvelle-Orléans

Dernière modification : 03/09/2008

Les habitants de La Nouvelle-Orléans qui, pour la plupart, ont dû évacuer la ville avant l'arrivée de l'ouragan Gustav, reviennent chez eux. Les victimes sont moins nombreuses que prévu mais les dégâts matériels sont importants.

Le président américain George W. Bush est attendu mercredi en Louisiane (sud), où les secours s'activent pour réparer les dégâts, deux jours après le passage de l'ouragan Gustav sur les Etats bordant le golfe du Mexique.
   
"Le président ira en Louisiane demain", a déclaré mardi un porte-parole de la Maison Blanche sans préciser sa destination exacte.
   
M. Bush, dont la lenteur de la réaction après le passage de l'ouragan meurtrier Katrina en 2005 avait été très largement condamnée, a montré sa détermination à gérer la situation engendrée par le passage de Gustav.
   
"Nous sommes soulagés que les dégâts à La Nouvelle-Orléans et à travers le golfe du Mexique aient été moindres que ce que craignaient beaucoup", a-t-il dit mardi.
   
"J'applaudis les gouverneurs d'Alabama, de Louisiane, du Mississippi et du Texas pour leur réponse assurée et la coordination continue avec le gouvernement fédéral", a-t-il ajouté, saluant les efforts déployés avant l'arrivée de l'ouragan et soulignant que "ce qui se passait après était aussi important".
   
"Je ne peux insister assez sur l'importance d'avoir fait partir les habitants" des zones menacées, a relevé mardi le gouverneur de Louisiane Bobby Jindal, balayant des critiques sur l'évacuation de masse de la ville, jugée par d'aucuns excessive.
   
Deux millions de personnes avaient été évacuées dimanche des zones menacées, une évacuation décrite par les médias comme la plus vaste de l'histoire du pays. Quatre personnes ont été tuées dans des accidents pendant l'évacuation, tandis que trois malades sont morts pendant leur transfert. L'ouragan avait fait une centaine dans les Caraïbes.
   
A La Nouvelle-Orléans, toujours battue par la pluie mardi, les rues étaient mardi jonchées d'arbres et de débris. Des toits ont été arrachés et l'électricité coupée pour 1,4 million de foyers.
   
Cependant, les conséquences du passage de Gustav dans la ville étaient sans commune mesure avec le déchaînement meurtrier causé par l'ouragan Katrina il y a trois ans.
   
Quelque 13.600 gardes nationaux étaient sur le pied de guerre dans la région. L'armée a aidé à évacuer 700 malades et des milliers d'autres personnes vers le Texas, le Tennessee ou le Kentucky.
   
Le maire de La Nouvelle-Orléans Ray Nagin a indiqué que les évacués reviendraient par phases, employés municipaux et entrepreneurs les devançant afin que boutiques et services essentiels fonctionnent avant le retour des habitants.
   
De nombreuses voitures, ainsi que des camions chargés de groupes électrogènes et de pompes, se pressaient depuis mardi matin sur l'autoroute I-10 en direction de la côte et dans la ville de Lafayette, touchée de plein fouet par Gustav, rétrogradé en tempête tropicale puis en dépression par le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami (Floride, sud-est).
   
Aucune brèche n'a été constatée sur les digues, toujours en "bon état", a assuré la mairie de La Nouvelle-Orléans.
   
En 2005, c'est la rupture des digues qui avait provoqué l'inondation à 80% de la "cité du jazz". Quelque 1.800 personnes avaient été tuées en Louisiane et dans les Etats voisins.
   
M Bush a déclaré mardi que les infrastructures pétrolières qui assurent la richesse de la région, presque toutes arrêtées, semblaient avoir été épargnées et les compagnies ont assuré vouloir reprendre au plus vite la production.
   
Pour faire face aux perturbations immédiates dans l'approvisionnement causées par le passage de l'ouragan, le département américain à l'Energie a annoncé que 250.000 barils de pétrole seraient puisés dans les réserves stratégiques américaines.
   
Les Etats-Unis pourraient subir un deuxième ouragan cette semaine, Hanna, qui a déjà fait au moins dix morts en Haïti, et devrait toucher vendredi la Caroline du Sud et la Géorgie.
 

Première publication : 03/09/2008

COMMENTAIRE(S)