Dernière modification : 04/09/2008
- Bachar al-Assad - Liban - Nicolas Sarkozy - Syrie
Syrie : un partenariat fiable ? (Partie 2)
Nicolas Sarkozy est allé à Damas pour une visite de deux jours. La première d'un chef d'État français en Syrie depuis celle du président Chirac, en 2002. Décryptage d'un partenariat dans le Débat de France 24. (Partie 2)
Retrouvez la première partie du Débat de France 24 en cliquant ici.
Nicolas Sarkozy parie toujours sur la Syrie. Après l'invitation controversée de Bachar Al-Assad à Paris, lors du sommet de la Méditerranée et le lendemain, pour le 14 juillet, le président français, président en exercice de l'UE, est aujourd'hui à Damas, où il brise l'isolement diplomatique de la Syrie - aucun chef d'Etat occidental ne s'y était rendu depuis 5 ans.
De son côté, la Syrie a donné des signaux, comme d'habitude, contradictoires. Elle accepte enfin d'échanger des ambassadeurs avec le Liban qu'elle considérait jusqu'ici comme sa province maritime. Elle a permis l'élection d'un président, et discute avec Israël, via la Turquie, d'un accord de paix. Mais dans le même temps, elle a essayé d'exploiter le rafraîchissement des relations entre la Russie et les Occidentaux pour obtenir - jusqu'ici sans succès - de nouvelles livraisons d'armes balistiques.
Pourtant, le président français espère toujours le soutien de la Syrie, aussi bien dans la recherche d'un règlement des conflits au Proche-Orient que dans les efforts pour convaincre l'Iran de renoncer à son programme nucléaire militaire.
Un nouveau défi pour l'omniprésent Sarkozy qui croit au grand écart en politique étrangère. Que peut lui offrir en retour la Syrie ?
Un nouveau défi pour l'omniprésent Sarkozy qui croit au grand écart en politique étrangère. Que peut lui offrir en retour la Syrie ?
Les invités de Sylvain Attal sont :
Antoine Basbous
Fondateur et directeur de l'Observatoire des pays arabes à Paris
François Loncle
Député PS, membre de la Commission des Affaires étrangères, membre du groupe d'amitié France-Syrie
Marek Halter
Ecrivain
Peter Harling
Analyste, International Crisis Group


























Commentaires (4)
Rectification de la définition du mot 'sémite'
J'ai été tristement surprise de constater que même à la télévision française, un journaliste (Sylvain Attal) à qui l'on confie un débat regardé à travers le monde, commet des erreurs inadmissibles. Sachez monsieur, que (Je cite) "Des prêches anti-sémites" ne peuvent pas avoir lieu dans des mosquées. Pour la simple et bonne raison que les arabes comme les juifs sont tous des sémites. Des prêches anti-sionnistes, oui. Mais pas anti-sémite. Les israéliens n'ont pas l'exclusivité de la chose! Vous devriez tapez sur le net Sémite + juif + arabe et apprendre par coeur la définition, histoire de ne plus raconter n'importe quoi aux téléspectateurs. Autre chose: si vous pouviez essayez d'être un peu plus neutre dans vos questions, (profession oblige) ce serait un peu moins agaçant pour ceux qui regardent France 24. Et puis reprenez votre histoire depuis 1949 objectivement et vous aurez probablement la réponse à toutes vos questions.
Sur Halter...
...il me semble plus jouer pour Sarko que pour Israël.
Débat Attal Halter Basbous Loncle
Loncle est dans son rôle de blanchisseur d'image du dictateur syrien. Le dictateur comme son père se sont toujours acheté, d'une manière ou d'une autre, des propagandistes à leur service en Occident. Lucien Bitterlin a joué ce rôle pendant des années, tout comme le journaliste britannique Patrick Seale, pour ne citer que ceux-là. Aux USA, le dictateur et sa famille jouissent de propagandistes lobbyistes dans les milieux politiques, médiatiques et, depuis peu, universitaires. Leur "boulot", c'est blanchir l'image du dictateteur (au sens de blanchiment d'argent sale), la vendre autant que se peut; d'où l'argumentation ubuesque de Loncle, fleurant les boniments d'un marchand de lessive. Quant à Halter, on comprend le désir obsessionnel d'Israël de faire la paix; désir plus fort que toute autre considération, lui faisant parfois dire des puérilités (la Syrie est laïque, la femme du dictateur danse dans les boîtes de nuit, les Syrien de la rue est très intéressé par Israël, etc.), oubliant que dans cette dictature, tout mot est télécommandé, toute attitude est pré-briefée, etc. Quant à Basbous, bien que compétent, de loin le plus compétent et connaisseur, sur le plateau, il a manqué d'agressivité, surtout face aux resucées de Loncle, que nous avons déjà entendues des tonnes de fois depuis plus de trente ans de la bouche d'autres propagandistes de la dictature, et qui sentent si fort le "mot d'ordre d'officine". Mais bon, vive la paix, n'est-ce pas!
L'oncle syrien...
Quelles sont les mobiles de François Loncle, grand amateur de tourisme syrien ?
Quelle tension sur ce plateau. Un vrai moment de vérité...Basbous poussant Halter dans ses retranchements, Loncle qui fait de la projection...(ce sont bien SES mobiles qui semblent douteux, et non ceux de Basbous. Basbous est d'origine libanaise et a bien le droit d'être antisyrien !)