Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Euro-2016 : la France chausse les crampons

En savoir plus

BILLET RETOUR

Vidéo : en Turquie, que reste-il de la révolte de Gezi ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Issad Rebrab : "Ma seule ambition, le développement économique de l'Algérie"

En savoir plus

FOCUS

Espagne : des salariés dénoncent leurs conditions de travail dans les abattoirs catalans

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les réfugiés dans l'œil de la photographe Anne A-R

En savoir plus

REPORTERS

Ukraine : à la recherche des disparus du Donbass

En savoir plus

TECH 24

Berenson, le robot critique d'art

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2016 : Robert De Niro remonte sur le ring avec "Hands of stone"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ken Loach, Palme d'or à Cannes : "Un autre monde est possible et nécessaire"

En savoir plus

Dick Cheney en Ukraine, sur fond de crise politique

Dernière modification : 05/09/2008

Après avoir plaidé à Tbilissi pour l'adhésion de la Géorgie à l'Otan, le vice-président américain Dick Cheney est arrivé à Kiev, où le président Viktor Iouchtchenko et son Premier ministre Ioulia Timochenko sont en conflit ouvert.

Le vice-président américain, Dick Cheney, est arrivé jeudi à Kiev où il pourrait tenter de réconcilier les dirigeants pro-occidentaux ukrainiens dont la coalition gouvernementale est en train de se décomposer.

M. Cheney rencontrera vendredi le président ukrainien Viktor Iouchtchenko et le Premier ministre Ioulia Timochenko, qui sont en conflit aigu sur fond de menaces d'élections anticipées.

Arrivé de Tbilissi à Kiev, M. Cheney avait indiqué que l'objectif de ce voyage était de soutenir les alliés américains dans l'ancienne zone soviétique.

Et plusieurs hauts responsables européens avaient estimé la semaine passée que l'Ukraine pourrait être la prochaine cible de la Russie, après les affrontements armés entre cette dernière et la Géorgie, qui aspire comme Kiev à rejoindre l'Otan et l'Union européenne.

"Le vice-président américain va devoir faire face à une grave crise politique et à l'instabilité", commente dans son blog Vitaly Portnikov, un des journalistes ukrainiens les plus connus.

Les tensions récurrentes entre le président Iouchtchenko et son Premier ministre se sont exacerbées au cours du conflit militaire entre la Russie voisine et la Géorgie.

M. Iouchtchenko s'est alors ouvertement rangé du côté de Tbilissi, tout comme les Etats-Unis, alors que Mme Timochenko s'est montrée plus réservée, s'abstenant de toute critique ouverte à l'adresse de Moscou, ce que lui a valu d'être accusée de "haute trahison" par la présidence.

Mardi, le parti de M. Iouchtchenko a annoncé son retrait de la coalition qu'il formait avec le bloc Ioulia Timochenko après que ce dernier a voté en commun avec l'opposition pro-russe (Parti des régions) une série de lois antiprésidentielles, dont l'une facilite la procédure de destitution du chef de l'Etat.

La crise politique ukrainienne sera sans aucun doute au menu de la visite du vice-président américain, selon la presse et les analystes.

"Cheney tentera de pousser les Ukrainiens à la préservation de la coalition pro-occidentale", dont la décomposition n'a pas encore été formalisée, prédit l'analyste Valéry Tchaly, du Centre Razoumkov de recherches économiques et politiques.

Le quotidien Segodnya, proche de l'opposition pro-russe, écrit que "l'éclatement (de l'alliance gouvernementale) a été une nouvelle très désagréable" pour Washington.

Les Américains "voudraient que Timochenko et Iouchtchenko, main dans la main, mènent l'Ukraine dans l'Otan", fait valoir le journal, selon lequel les Etats-Unis vont "faire un effort" pour réconcilier les pro-occidentaux.

D'autant plus qu'une nouvelle coalition envisageable, celle du bloc Timochenko et des pro-russes (Parti des régions), pourrait se rapprocher de Moscou.

Jeudi, la crise semblait s'aggraver, le bloc Timochenko et des pro-russes continuant de voter ensemble plusieurs lois réduisant les pouvoirs présidentiels.

Tandis que le président Iouchtchenko avait menacé de dissoudre le parlement, un haut responsable du bloc Timochenko a suggéré d'organiser une élection présidentielle anticipée simultanément avec de nouvelles législatives.

"C'est le peuple qui est l'arbitre, alors demandons-lui", a déclaré ce député, Ivan Kyrylenko, cité par Interfax.

Et selon le quotidien indépendant Gazeta 24, le bloc Timochenko et le Parti des régions, qui contrôlent ensemble plus de deux tiers de sièges au Parlement, se sont déjà mis d'accord pour faire une coalition.

Mme Timochenko devrait ainsi rester à la tête du gouvernement et le leader des opposants Viktor Ianoukovitch devenir président de l'assemblée monocamérale, écrit le journal, citant des sources au sein du bloc Timochenko.
 

Première publication : 04/09/2008

COMMENTAIRE(S)