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Alors que l’Allemagne doit revoir les droits de gestion des données personnelles sur Internet, le lancement de Chrome, le nouveau navigateur de Google, suscite l’inquiétude lui-aussi au sujet de la protection de la vie privée de ses utilisateurs.
La licence d’utilisation du navigateur autorise notamment Google, au moyen de formulations juridiques complexes, à accéder à toutes les habitudes de navigation de l’utilisateur.
En clair, l’internaute autorise Google à récupérer son historique de navigation, ce qui permet au géant américain de créer des profils d’utilisateurs très précis. Ces listings, d’une grande valeur marchande, permettent aux régies publicitaires de mieux cibler leurs campagnes en ligne et donc de mieux vendre leurs services auprès des annonceurs.
Ces informations pourraient également permettre au géant américain, qui est la première régie publicitaire en ligne du monde depuis le rachat de Doubleclick en avril 2007, de faire des affaires en or.
Mais la licence d’utilisation de Google Chrome a provoqué un autre tollé. L’article 11 de la première version du document stipule que l’utilisateur accepte de céder ses droits sur toutes les données qu’il a crées ou mises en ligne via Chrome.
Google assure qu’il s’agit d’une erreur due au fait que la licence d’un autre produit a servi à l’élaboration de celle de Chrome, et a immédiatement changé les termes de la licence.
Mais les critiques des experts informatiques ne s’arrêtent pas là. "Omnibox", le champ d’entrée qui fusionne le moteur de recherche et la barre d’adresse, envoie les mots entrés à Google en temps réels, ce qui permet au moteur de "suggérer" des résultats en cours de saisie. Autrement dit, Google reçoit en temps réel tout ce que l’utilisateur tape dans ce champ.
Toutes ces fonctionnalités sont activées par défaut, mais l’utilisateur peut, après quelques manipulations, empêcher l’envoi de données personnelles, en désactivant la fonction de "suggestion" du navigateur. Ce qui n’a pas empêché des associations de droits des citoyens à travers le monde de tirer la sonnette d’alarme.
"Nous craignons que Chrome ne devienne une sorte de tapis roulant géant qui transporte nos informations privées directement dans les stocks de données de Google", a déclaré Peter Eckersley, membre de l’organisation citoyenne américaine Electronic Frontier Foundation au site Cnet news. "Google en sait déjà beaucoup trop sur ce que chacun pense à chaque instant."



























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(4) Réactions
chrome mieux que internet explorer
je pense que google chrome et mieux que internet explorer dans ça vitesse et son desing ,et sa facilité ,mais reste cette licence a revoir,pour protéger les utilisateurs
Infomation Dominance
Il me semble que l'on a ici une parfaite illustration du precepte dit d'"Information Dominance" ?
Et ce qui est navrant, c'est que pleins de gens vont, en installant Chrome sur leur ordinateur, vont accepter de laisser Google utiliser leur informations personnelles à des fins commerciales (faire de l'argent) ou de renseignement (espionnage, violation de la vie privée, etc.)
Avant il y avait Microsoft, maintenant c'est Google...
la surveillance
que ce soit google ou un site achat sur internet;dans tous les cas on est suivi. En mettant notre carte bleue dans un distributeur,on es ficher et suivi quand même. Donc il faudrai arrêter la paranoïa car ceux qui n'ont rien a se reprocher trouveront cette solution plus simple pour être cibler sur ce que l'on veut acheter et pas sur le reste.
Problème (partiellement) réglé
1. Google a publié une nouvelle licence pour Chrome, d'où le fameux article 11 a été supprimé.
2. Le logiciel est libre: n'importe qui, avec les compétences techniques nécessaires, peut créer un nouveau logiciel, fondamentalement identique à Chrome, avec une licence d'usage quelconque.