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Le navigateur Google Chrome ne plaît pas à tout le monde

Dernière modification : 05/09/2008

Le navigateur lancé par Google, Chrome, est loin de faire l'unanimité auprès des défenseurs des libertés citoyennes qui lui reprochent de collecter trop d'informations personnelles sur les internautes pendant son utilisation.

Alors que l’Allemagne doit revoir les droits de gestion des données personnelles sur Internet, le lancement de Chrome, le nouveau navigateur de Google, suscite l’inquiétude lui-aussi au sujet de la protection de la vie privée de ses utilisateurs.

 

La licence d’utilisation du navigateur autorise notamment Google, au moyen de formulations juridiques complexes, à accéder à toutes les habitudes de navigation de l’utilisateur.

 

En clair, l’internaute autorise Google à récupérer son historique de navigation, ce qui permet au géant américain de créer des profils d’utilisateurs très précis. Ces listings, d’une grande valeur marchande, permettent aux régies publicitaires de mieux cibler leurs campagnes en ligne et donc de mieux vendre leurs services auprès des annonceurs.

   

Ces informations pourraient également permettre au géant américain, qui est la première régie publicitaire en ligne du monde depuis le rachat de Doubleclick en avril 2007, de faire des affaires en or.

 

Mais la licence d’utilisation de Google Chrome a provoqué un autre tollé. L’article 11 de la première version du document stipule que l’utilisateur accepte de céder ses droits sur toutes les données qu’il a crées ou mises en ligne via Chrome.

  

Google assure qu’il s’agit d’une erreur due au fait que la licence d’un autre produit a servi à l’élaboration de celle de Chrome, et a immédiatement changé les termes de la licence.

 

Mais les critiques des experts informatiques ne s’arrêtent pas là. "Omnibox", le champ d’entrée qui fusionne le moteur de recherche et la barre d’adresse, envoie les mots entrés à Google en temps réels, ce qui permet au moteur de "suggérer" des résultats en cours de saisie. Autrement dit, Google reçoit en temps réel tout ce que l’utilisateur tape dans ce champ.

 

Toutes ces fonctionnalités sont activées par défaut, mais l’utilisateur peut, après quelques manipulations, empêcher l’envoi de données personnelles, en désactivant la fonction de "suggestion" du navigateur. Ce qui n’a pas empêché des associations de droits des citoyens à travers le monde de tirer la sonnette d’alarme.

 

"Nous craignons que Chrome ne devienne une sorte de tapis roulant géant qui transporte nos informations privées directement dans les stocks de données de Google", a déclaré Peter Eckersley, membre de l’organisation citoyenne américaine Electronic Frontier Foundation au site Cnet news. "Google en sait déjà beaucoup trop sur ce que chacun pense à chaque instant."

Première publication : 04/09/2008

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